A l'heure où les réseaux sociaux règnent en maître et où la pensée politique se résume à des vidéos dans lesquelles nos politiques nous déclament en moins de cinq minutes leur vision du passé, du présent et du futur, il est important pour nous, Martiniquais de savoir que nombre d'entre nos élus (es) de tous bords ont couché sur le papier leur expérience de la vie publique, cela soit sous la forme d'essais soit sous celle de l'autobiographie. La présentation de la liste ci-après se veut un exercice d'hygiène mentale visant à lutter contre la Tik Tokisation (crétinisation) qui submerge aujourd'hui notre paysage politique.
Parallèlement, nombre d'universitaires, martiniquais ou étrangers, spécialistes des sciences politiques ainsi que quelques journalistes politiques se sont eux aussi attachés à décrypter notre vie politique depuis au moins les années 60 du siècle dernier.
On trouvera ci-après une liste non-exhaustive de leurs différents ouvrages...
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. 1804, Voyage à la Martinique. Vues et observations politiques sur cette île, Joseph Romanet Du Caillau, rééd. Hachette Livre.

. 1903, Le cas Gérault-Richard, BNF-Hachette-livre : conflit entre la Fédération socialiste de la Martinique et le député de la Guadeloupe.

. 1920, Martinique, île fédérée française, Gilbert Gratiant, éditions Louis Soulanges.

. 1935, Histoire politique, économique et sociale de la Martinique sous l'ancien régime (1635-1789), C. A. Bambuck, éditions Marcel Rivière.

. 1955, La transformation des Isles d'Amérique en départements français, Victor Sablé, Nouvelles Editions Latines :

. 1955, Discours sur le colonialisme, Aimé Césaire, Présence Africaine :

. 1961, Les damnés de la terre, Frantz Fanon, éditions François Maspéro : Publié en 1961, à une époque où la violence coloniale se déchaîne avec la guerre d'Algérie, saisi à de nombreuses reprises lors de sa parution aux Éditions François Maspero, le livre Les Damnés de la terre, préfacé par Jean-Paul Sartre, a connu un destin exceptionnel. Il a servi – et sert encore aujourd'hui – d'inspiration et de référence à des générations de militants anticolonialistes. Son analyse du traumatisme du colonisé dans le cadre du système colonial et son projet utopique d'un tiers monde révolutionnaire porteur d'un " homme neuf " restent un grand classique du tiers-mondisme, l'œuvre capitale et le testament politique de Frantz Fanon.

. 1972, Les Antilles sans complexes, Victor Sablé, Maisonneuve et Larose.

. 1974, Des origines de la nation martiniquaise, Camille Darsières, éditions Désormeaux.

. 1981, Le Discours antillais, Edouard Glissant, Le Seuil : Cet essai analyse, à partir du cas martiniquais, les forces à l'oeuvre dans les cultures antillaises. Système des plantations ; peuplement pyramidal : africains et hindous à la base, européens au sommet ; phénomène culturel de créolisation ; langues de compromis : dans les Antilles francophones, le créole ; syncrétisme des civilisations ; insularité. Le discours antillais porte la marque de ces traits de culture. Il s'efforce vers leur élucidation. Il débouche peut-être sur un langage nouveau. Il confronte en tout cas, dans sa partie créolophone, les dangers du passage de l'oral à l'écrit. Ces dangers sont exacerbés dans un pays comme la Martinique, où les puissances de la politique d'assimilation sont à l'oeuvre. Ce qui se joue là, c'est, dans le cadre moderne des «contacts de civilisation», la possibilité pour une communauté de bâtir une culture «composite», éloignée à la fois des renoncements faciles et des replis stérilisants. On débouche alors sur une Poétique de la Relation mondiale dont, par-delà les terrifiants avatars de l'histoire contemporaine, les Antilles porteraient en elles la promesse, une des promesses parmi d'autres. Ce livre est donc de littérature, et de politique : de sciences humaines.

. 1981, Culture et politique en Guadeloupe et en Martinique, Collectif, Alizés-Karthala :

. 1988, La question nationale en Guadeloupe et en Martinique, Alain Philippe Blérald, L'Harmattan : Pourquoi l'assimilation des Antilles à la métropole française alors même que, partout, dans la Caraïbe comme à l'échelle internationale, la tendance s'affirme irréversiblement à l'indépendance nationale et étatique des anciennes colonies ? Comment l'autorité coloniale est-elle parvenue à se parer, en Guadeloupe et en Martinique, des attraits d'une puissance publique légitime ? Comment y expliquer les difficultés d'éclosion du sentiment national ? L'intégration française des Antilles .par la décentralisation peut-elle être une décolonisation ? C'est à ces interrogations pour le moins capitales que le présent essai s'efforce de répondre. De l'Etat colonisateur à l'Etat civilisateur, de la conquête à l'assimilation, c'est tout un processus historique dont il importe de saisir la logique.

. 1990, Louis des Etages (1873-1925), itinéraire d'un homme politique martiniquais, Georges B. Mauvois, Karthala : A travers l'itinéraire de Louis des Étages, homme politique martiniquais, le récit de Georges Mauvois nous restitue la trame d'un demi-siècle de l'histoire de la Martinique. Une époque charnière qui va de 1873, année de la naissance de Louis des Étages, à 1925, année de son assassinat à Ducos avec un autre élu du Sud, Charles Zizine. Des Étages naît donc en 1873 soit trois ans à peine après la grande insurrection du Sud. Vingt-cinq ans seulement le séparent alors de l'abolition de l'esclavage (1848). En 1925, date de sa mort, un mouvement ouvrier martiniquais existe, avec ses défenseurs politiques (le socialiste Joseph Lagrosillière, notamment), ses revendications et ses futurs syndicats. Les éléments que nous propose Georges Mauvois dans son « Louis des Étages » sont, on le voit, de toute première importance pour comprendre la Martinique d'aujourd'hui.

. 1992, Les Antilles sans fard, Marcel Manville, L'Harmattan :

. 1993, Aimé Césaire, une traversée paradoxale du siècle, Raphaël Confiant, Ecriture : l'auteur dresse un réquisitoire à l'encontre de celui qui, comme l'écrit Jean Bernabé dans la postface, fut la proue et le flambeau des jeunes auteurs créoles. Voici un portrait au vitriol du "père tutélaire" de la jeune génération, selon le mot de Patrick Chamoiseau. De quoi s'est rendu coupable le grand poète martiniquais ? D'avoir dénoncé l'oppression du tiers monde par l'Occident dans son cabinet de poète, par la voix du "Discours sur le colonialisme" (1950), tout en siégeant 47 ans au Palais Bourbon où il a prôné la loi d'assimilation (ou de départementalisation) pour les Antilles-Guyane et la Réunion, votée en 1946. "Les Antilles françaises d'aujourd'hui souffrent d'un péché originel : celui de l'assimilation... Césaire n'a conçu qu'un avenir de province française pour les Antilles", dénonce Confiant. Cette analyse politique vaut pour la culture créole, vidée de sa sève au profit d'un "sérum métropolitain". Or, Confiant, Chamoiseau et Bernabé n'ont eu de cesse d'appeler à la renaissance de la créolité. ( ) Il est temps pour le vieux roi d'aller dormir", écrivait Césaire dans "La tragédie du Roi Christophe". Les enfants spirituels ont tué leur père. » Thierry Bayle, Le magazine littéraire , avril 1994
Dans cet essai paru initialement chez Stock en 1993, Confiant analyse soixante ans d'existence poétique et politique d'Aimé Césaire, proposant un portrait de l'homme fort éloigné des habituelles hagiographies, et néanmoins empreint de tendresse.

. 1999, Mon dieu, que vous êtes français ! Essai sur la décolonisation par assimilation. Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Paulin Bruné, éditions France Empire.

. 2000, De la politique à la Martinique. Paradoxe au paradis, William F. S. Miles, L'Harmattan : cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à l'image que la Martinique projète d'elle-même en dehors des Antilles et par-delà la France. On y redécouvre la politique et la société martiniquaises à travers le regard d'un observateur étranger, un politologue, ni Antillais ni Français ni même européen. Il s'agit du premier ouvrage jamais publié en français où s'expriment les observations d'un universitaire américain sur la politique et la société martiniquaises.

. 2000, Négritude et politique aux Antilles, Philippe Alain Blérald, Editions Caribéennes.

. 2000, Le mouvement indépendantiste martiniquais, Jeanne Yang-Ting, éditions Ibis Rouge : cet essai, réalisé à partir d'un travail universitaire, offre différents intérêts dans la conjoncture actuelle du débat sur le devenir de la Martinique et plus largement de l'outre-mer français. La fameuse déclaration de Basse-Terre de décembre 1999 dans laquelle les trois présidents de Région de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique réclament un statut de …
Cet essai, réalisé à partir d'un travail universitaire, offre différents intérêts dans la conjoncture actuelle du débat sur le devenir de la Martinique et plus largement de l'outre-mer français. La fameuse déclaration de Basse-Terre de décembre 1999 dans laquelle les trois présidents de Région de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique réclament un statut de région-autonome est significatif. S'il s'agit indéniablement d'une exigence de rupture par rapport à l'actuel statu quo institutionnel, c'est aussi un recul net de revendication du MIM. Cela rejoint la notion d'étape défendue par nombreux mouvements autonomistes (PPM et PCM) et contenu déjà dans le projet d'Assemblée régionale unifiée (ARU) du MIM lui-même. Dans cet essai bien argumenté, on peut observer les méthodes de développement et de prise du pouvoir du MIM depuis sa création jusqu'à nos jours. L'accession du MIM à un certain nombre de postes électifs majeurs à la Martinique est une preuve effective du bon fonctionnement de la démocratie. Et c'est bien là, la question fondamentale qui se pose aux acteurs politiques de la Martinique : jusqu'où les uns et les autres sont prêts à jouer le jeu de la démocratie ?

. 2002, La vie politique à Saint-Pierre de la Martinique de 1848 à 1902, Albanie Burand, Ibis Rouge éditions : Il est bon, il est très bon, de se pencher sur le passé politique de Saint-Pierre dont nous commémorons cette année la destruction par l'éruption de la montagne Pelée. Saint-Pierre a été le cœur même de la Martinique et peut-être de l'ensemble des Antilles françaises. La vie politique y a été agitée et c'est là un fait général dans le monde où nous vivons. Dans le livre de M. Burand j'ai particulièrement apprécié tout ce qui se rapporte à la vie de la ville. L'auteur a très bien su évoquer le décor de la cité, la population qui la hante, la société qui s'y retrouve. Il sait reproduire les humeurs, les bouillonnements, les humeurs de tous ceux qui constituent la société pierrotine. Il n'oublie pas de nous parler des chansons (" ladéfans ka vini fol "), des anecdotes, des " affaires ". C'est qu'on a le sang chaud à Saint-Pierre, que l'on n'hésite pas à se battre en duel, ou même à faire le coup de poing contre un adversaire que l'on déteste. L'altercation entre le leader Marius Hurard et le Dr Lota aboutit à une véritable émeute.

. 2003, Evolution politique et institutionnelle des Antilles : le cas de la Martinique, Marc Séfil, éditions Ibis Rouge : à l'heure des débats sur la question du statut des Antilles et de La Guyane, Marc Sefil a voulu retracer dans son ouvrage l'histoire des institutions dans nos îles, afin que la connaissance de notre passé permette de mieux appréhender et construire notre avenir. Il présente ainsi l'évolution des institutions politiques ayant régi les Antilles et la Guyane de l'ancien régime colonial (1635) aux années 1990, en passant par l'abolition de l'esclavage, la départementalisation, dates cruciales de notre histoire. Il tente de répondre à la question centrale qui est de savoir comment ont été adoptées, se sont transformées et se sont adaptées les institutions ayant régi les Antilles face aux mutations et aux enjeux politiques qui ont jalonné son histoire depuis les plus de trois siècles et demi qu'elles sont rattachées à la France.

. 2004, Petit dictionnaire du débat politique. Guadeloupe, Guyane, Martinique, Fred Réno, Julien Mérion et Fred Deshayes, Ibis Rouge : La période que nous venons de vivre est, sans aucun doute, exceptionnelle dans l'histoire de nos sociétés. Depuis la loi de départementalisation de 1946, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique n'avaient pas connu un débat aussi nourri que celui qui s'est tenu entre 1999 et 2003 à l'occasion de ce que l'on a qualifié de changement institutionnel et statutaire. Contrairement à une idée reçue, le débat n'a pas été confisqué par la classe politique ou d'autres cercles d'initiés. Des municipalités, des associations, des partis, des syndicats, des clubs services, des organisations de femmes, des lycées, des étudiants, des paroisses et l'Eglise de Guadeloupe, ont organisé de nombreuses discussions sur l'évolution statutaire sans que l'on puisse évaluer avec précision les catégories sociales et les classes d'âge touchées. Cet ouvrage est le fruit à la fois d'une observation de la vie politique locale et de la participation du Centre d'analyse géopolitique et internationale (CAGI) aux conférences organisées dans le cadre de ce débat. Il cherche ainsi à concilier deux ambitions. La simplicité parce qu'il s'adresse à un large public et la rigueur parce qu'il contient des définitions partagées par la communauté scientifique. Une des originalités de ce petit dictionnaire est de replacer ces définitions dans le contexte local de leur production. A celles-ci s'ajoutent les réponses aux questions posées par les populations. L'adjonction de quelques références bibliographiques après certains mots, permettra à ceux qui le souhaitent d'approfondir la réflexion.

. 2004, La retraite aux flambeaux : société et politique en Martinique, Fred Constant, L'Harmattan : Au moment où la décentralisation fournit l'essentiel du débat politique local, ce livre s'efforce de clarifier une situation rendue complexe par le caractère monodépartemental des régions d'outre-mer.

. 2004, Frantz Fanon : de la Martinique à l'Algérie et à l'Afrique, Joby Fanon, L'Harmattan : De Peau noire, masques blancs (1952) à Pour une Révolution africaine (1964), en passant par L'An V de la révolution algérienne (1959) et Les damnés de la terre (1961), l'oeuvre du psychiatre martiniquais Frantz Fanon a profondément marqué l'immense courant de pensée qui, après la seconde guerre mondiale, a fortement contribué à la libération des peuples colonisés. D'illustres auteurs dont Jean-Paul Sartre ne s'y sont pas trompés qui en ont tenté l'exégèse. Efforts accumulés dans bien des sens d'où a émergé l'image éclatée, tumultueuse, contradictoire d'un auteur aux connotations multiples : un Fanon apôtre de la violence nue et anti-Français, cohabitant avec un humaniste admirateur de la France des Droits de l'Homme et engagé volontaire contre le nazisme, qui s'était intellectuellement accompli comme psychiatre en renouvelant l'étude et la thérapeutique qui devaient prendre en compte, à travers leurs différencez, les peuples colonisés. Face aux malentendus, aux contresens, il manquait une étude qui, reprenant les choses par leur commencement, retracerait le parcours d'un homme parmi les hommes.

. 2005, An Nèg sé an sièk, Pierre Samot, éditions L'Autre Mer (préface de Raphaël Confiant).

. 2005, Cénesthésie et l'urgence d'être, Tony Delsham, Martinique Editions : à la réflexion, la Martiniqure a-t-elle été matière première pour les trois repères fondamentaux de sa pensée ? Le député-maire Aimé Césaire a certes réfléchi, agi et réagi pour la satisfaction des besoins immédiats de ses administrés mais la recherche identitaire du poète, passant par l'authenticité africaine, n'a-t-elle pas exclu les autres composantes ett retadé la martinicanité ? Frantz Fanon, en décortiquant les relations entre colonisateurs et colonisés, a-t-il pris en compte l'extrême originalité de la construction des Antilles françaises ? Edouard Glissant nous convie au Tout-Monde, or ses invités sont du Tout-France, du Tout-Angleterre, du Tout-USA et autres, tandis que, victimes des souffles contraires de leur histoire les Martiniquais peinent à réaliser le Tout-Martinique.

. 2005, Au-delà des discours, une volonté pour le pays Martinique, Louis Boutrin, éditions Ibis Rouge : Au-delà des discours est une analyse du fonctionnement de nos institutions politiques à partir d'une expérience personnelle de l'auteur en qualité de conseiller régional de la Martinique. C'est aussi une interpellation de l'opinion publique sur la crise de crédibilité et de confiance envers les élus. C'est enfin un appel à la citoyenneté et à une nouvelle gouvernance pour le pays Martinique au moment même où après la consultation du 7 décembre 2003, nos concitoyens auront à se prononcer sur ces choix sociétaux déterminants pour les décennies à venir. Mais, au-delà de tout cela, c'est d'abord l'expression d'un Martiniquais qui croit en l'avenir de son pays et qui exprime sa conviction, sa volonté, et les priorités qu'il se donne pour mieux aider à l'affirmation de notre présence dans un monde de plus en plus incertain, traversé par de grandes mutations et de profonds bouleversements.

. 2006, Le France et ses DOM. La grande imposture, Siméon Salpétrier, éditions Arthur Yanl : les Départements d'Outre-Mer sont en permanence confrontés à leur passé colonial. L'Abolition de l'esclavage fait toujours débat. La quête d'identité reste actuelle. L'intégration, notamment pour la communauté domienne vivant en France, est rendue impossible par la persistance d'un racisme qui se manifeste même au plus haut sommet de l'Etat. La Départementalisation demeure un mythe qui s'oppose à toute évolution institutionnelle en ffonctionnant sur le fondement de la discrimination autorisée, doublée d'une spécficité qui génère toutes les inégalités. Cette loi, pourtant, n'a jamais su définitivement réconclier la France avec ses possessions d'Outre-mer.

pourquoi changer de surnoms, vous voulez évitez d'être bloquer?
Lire la suiteVous avez-vous raison, ce nétait pas le même c'était " Poi"
blabla
le Fn=Le Rn
"Sud global" est une désignation peut etre compris en premier dans un sens géographique mais aus Lire la suite
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