Criminalité : et si la Martinique et la Guadeloupe rejoignaient tout simplement le monde réel ?

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Tout observateur extérieur à nos deux îles ne peut que rester incrédule ou stupéfait devant ce que les médias locaux et les réseaux sociaux qualifient de "déchainement de violence due au narcotrafic". 

         Tout le monde pousse des cries d'orfraie, s'indigne que dans nos petits paradis insulaires on fasse usage d'armes à feu soit pour commettre une infraction soit pour régler un différend. "Avant, ce n'était pas comme ça !", s'indigne les bonnes âmes. Tu parles ! Avant, on utilisait les canifs, les bek-mè, les rasoirs et surtout le coutelas, pas des revolvers, c'est tout ! Bon, un coutelas ou un "sabre" comme on dit en Guadeloupe, c'est moins létal qu'une arme à feu, ça fait moins de bruit quand on l'utilise et puis surtout, ça sert à des choses utiles comme débroussailler un terrain ou couper la canne à sucre alors qu'un "gun" ne sert qu'à tuer. Mais, coutelas ou sabre, l'intention violente est là, elle est exactement la même.

           Coupées de leur environnement caribéen jusqu'à récemment, nos deux îles ont vécu dans une sorte de cocon alors que partout, dans l'archipel caribéen comme en Amérique du Sud si proche (1h30 d'avion entre Fort-de-France et Caracas), des armes à feu en provenance des Etats-Unis couplées au narcotrafic contribuaient à pourrir la vie des gens. Sauf à Barbade, petit miracle à toutes sortes de niveaux, les gouvernements caribéens sont dépassés par l'usage des armes à feu. A Trinidad, on instaure régulièrement l'état d'urgence tandis qu'en Jamaïque, les forces de police complètement dépassées par moments font un usage immodéré de la répression avec les bavures que cela entraine. Dans les îles plus petites, les trafiquants soudoient ou achètent les hommes politiques.

           La Martinique et la Guadeloupe sont donc tout simplement en train de réintégrer leur environnement naturel et il n'y a pas de quoi faire tout un cinéma à propos de la violence. Si cette dernière a bien évidemment des causes sociales (chômage, familles monoparentales, décrochage scolaire, vie chère etc.), il est illusoire d'imaginer que lesdites causes pourront être résolues dans un laps de temps raisonnable. La violence s'est intallée dans nos deux îles de manière, hélas, durable tout comme dans les autres iles de la Caraïbe et il faudra apprendre à faire avec.

          Simplement, il faudra peut-être déroger à certains règlements ou certaines lois de la République Une et Indivisible. Un exemple ? Si des tirs à balles réelles sont adressées à des forces de police sur le terrain il faudra que ces dernières ripostent de la même façon. Pas avec des balles en caoutchouc !

Commentaires

Bien vu !! nous sommes en train de devenir de vrais Caribéens !!

yeg

01/09/2026 - 18:24

Mqe et Gpe sont des iles caribéennes et à ce titre ,il est PARFAITEMENT LOGIQUE qu'elles connaissent des caractéristiques fortes des iles voisines : corruption d'élus ,narcotrafic , fusillades incessantes et circulation d'armes à feu ,gangs ,fascination pour le modèle nord-américain etc..?
C'est bien ce que nous voulions ?...être de vrais Caribéens :ns sommes en train de le devenir ..pourquoi se plaindre ?

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