De rampante cette idéologie nauséabonde éclate au grand jour avec la campagne électorale des municipales.
En fait, il s'agit d'une tendance de fond qui traverse la société martiniquaise depuis au moins deux décennies. Depuis que le Martiniquais moyen a échangé les chaines de l'esclavage avec celles des chaines-whatsapp qui sont de même nature mais bien pires. Depuis qu'il est biberonné à Tik Tok, Instagram, Snapchat, Facebook etc...et que tout ce qu'il est capable de lire désormais ce sont trois ou quatre lignes de post. Pour se donner bonne conscience, il se plait à citer toujours les mêmes phrases de Césaire ("Quand mon peuple...etc...) et de Fanon ("Chaque génération...etc...) et à les afficher avec une régularité de métronome sur ses profils de réseaux asociaux alors qu'il n'a jamais ouvert un livre dans sa vie. Biberonné aussi à des blogs à scandale dans lesquels on ne trouve que des critiques virulentes (et parfois diffamatoires) contre X ou Y et jamais le moindre article de fond.
D'aucuns diront que ce macoutisme a été initié à la fois par la vieille Droite assimilationniste (Michel Renard etc.) et par le PPM du temps où il était triomphant, ce en quoi ils se trompent. Le macoutisme old school, celui d'antan n'a presque rien à voir avec le macoutisme 2.0 déjà pour une raison fort simple : les macoutes d'antan, de droite ou de gauche, constituaient une minorité que les partis politiques utilisaient surtout en période électorale alors que les macoutes des réseaux sociaux, eux, sévissent nuit et jour, du 1er janvier au 31 décembre, et surtout sont des Monsieur-tout-le-monde (ou des Madame-tout-le-monde). Ils créent une atmosphère presqu'irrespirable, faite de cancans, de dénonciations gratuites, de "milan" ou alors de glorification de "stars" dont la renommée va de la Table du Diable aux falaises de Grand-Rivière quand elle ne s'arrête au mileu du chemin c'est-à-dire à Fond-Zombi.
Cette lamentabilité (pardon pour le néologisme) mentale est le terreau de possibles ou probables dérives macoutistes.
Et là, il faut incriminer les "sachants" : politiques, intellectuels, journalistes, experts en ceci et en cela qui, sur les chaines de télévision locales, nous abreuvent tout aussi régulièrement de leur pseudo-savantise sur tous les sujets possibles et imaginables alors que le plus souvent ils ou elles auraient été bien avisés de la fermer un peu. Tout ce beau monde fait semblant de ne pas voir que le statut de 1946, même relooké à diverses reprises, est tout simplement en état de mort cérébrale. Qu'il ne peut plus être ni réformé ni amélioré ni revivifié. Il ne survit que grâce à de multiples perfusions dont les tuyaux peuvent être débranchés à tout moment par celui qui les a mis en place à savoir l'Etat français. Certes, il n'est pas bête au point de les débrancher tous en même temps. Il le fera et a d'ailleurs commencé à le faire progressivement et c'est tout simplemennt irréversible.
Face à cela que disent, que font, que prévoient nos politiciens de tous bords ? RIEN ! Les plus "initil" au sens créole du terme sont ceux et celles qui font semblant de défendre la cause de la Martinique à l'Assemblée nationale, nos chers députés donc, mais qui en réalité ne défendent que leurs 7.000 euros mensuels. La vacuité de leurs interventions est proprement sidérante ! Au lieu de sonner l'alerte, de déclarer une sorte d'état d'urgence, ils passent leur temps à répandre de la pommade sur les problèmes martiniquais en faisant croire qu'une guérison est proche ou possible. Du grand n'importe quoi !
Dès lors, dans pareil marasme socio-politique, il n'est pas étonnant du tout que le macoutisme 2.0 se répande à la vitesse grand V.
Un ami, qui est très mauvaise langue, me disait l'autre jour : "Quand un Antillais de France entr Lire la suite
...l’info sur "Caribéditions". Lire la suite
Vous détournez carrément le sens de cet article : Il dit pourtant clairement que OUI, la France d Lire la suite
Excellent article !!! Lire la suite
...des rééditions et en nombre. Lire la suite