Expulsion du prédicateur musulman Iquioussen : un ministre de l'intérieur n'est pas tout-puissant

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   On peut penser ce que l'on veut du système dit "capitaliste" ou "libéral" avec son exploitation forcenée de ses propres citoyens et tout autant des peuples du sud de la planète, mais force est de reconnaître une chose. Au moins une : un président ou un ministre, fut-il ministre de l'Intérieur comme Gérard Darmanin, n'y est pas tout-puissant. 

   En effet, ce dernier, sans doute pour s'attirer, au sein de l'Assemblée nationale française, les bonnes grâces du RN (Rassemblement National) de Marine Le Pen et ses 90 députés, avait décidé l'expulsion d'un prédicateur musulman, Hassan Iquioussen, né en France et vivant en France depuis des décennies (quoique de nationalité marocaine) mais jugé anti-français et fondamentaliste dans ses prêches, notamment sur sa chaîne Youtube et ses 190.000 abonnés. Lorsque l'affaire avait été évoquée à l'Assemblée nationale, un député du RN s'était triomphalement exclamé :

   __"Au suivant !"

   Le plus comique dans cette réaction est que le motif d'expulsion du prédicateur s'est appuyé, nous citons, sur ses "propos antisémites, homophobes et anti-femmes". Passons sur l'étrange expression d'"anti-femmes", dans la bouche ou sous la plume d'un ministre appartenant à un pays qui vénère sa langue au point d'opprimer les autres (corse, breton, basque, occitan etc...) qui existent sur son territoire. Espérons que l'Académie française réagira à ce terme "anti-langue française" qu'est "anti-femmes" et exigera que soit désormais utilisé le terme "misogyne" par les dignitaires de l'Etat. 

   En tout cas, le tribunal administratif a annulé la décision de Gérald Darmanin ! Motif : ladite décision "porte atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale" du prédicateur Iquioussen. Donc la fameuse notion d'"état de droit" n'est pas forcément un vain mot quand bien même elle est souvent, trop souvent, vidée de son sens par les dirigeants des systèmes capitalistes. Un président ne peut pas y agir comme un vulgaire dictateur. D'ailleurs, on peut lui flanquer une baffe en public comme ce fut le cas d'Emmanuel Macron et ne se voir condamné qu'à trois mois de prison. Ou encore lui lancer une pierre en pleine tête comme ce fut le cas du Premier ministre de l'île de Saint-Vincent (au sud de la Martinique), Ralph Gonsalves, et n'être placée (une antivax enragée) en garde-à-vue que pendant trois jours alors même que sérieusement blessé, Gonsalves avait dû être transporté de toute urgence à l'île de la Barbade, les hôpitaux de Saint-Vincent ne disposant pas d'appareil pouvant faire des IRM. 

   On ne peut s'empêcher de frémir à l'idée qu'un opposant à Poutine ou à Xi-Yi-Ping puisse lever ne serait-ce que le petit doigt contre ces augustes personnages.

   NB. Pour revenir à la langue française, ne faudrait-il pas que l'Académie française avalise enfin l'expression "moins pire" ? Car si les deux systèmes, capitaliste et communiste, sont bel et bien "pires", détruisant à petit feu notre planète avec leur productivisme délirant qui est en train de tuer Dame Nature et de fabriquer un Enfer terrestre pour nos petits-enfants, peut-être que l'un est "moins pire" que l'autre en fin de compte. Peut-être...

Commentaires

Etat de droit

Rose

06/08/2022 - 06:34

Et dire qu'il y a des salopards ,le mot n'est pas trop fort , qui prétendent que la France n'est pas un Etat de droit.

Etat de droit épuisé

MONTHIEUX Yves-Léopold

06/08/2022 - 09:49

Ce sont les mêmes qui épuisent toutes les possibilités de cet Etat de droit jusqu'à (craignons-le !) ne rien en laisser à leurs petits-enfants.

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