Trois discours ont été donnés lors de la décoration de Térèz Leotin au rang de Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres et de la dénomination d’une école maternelle du Saint-Esprit à son nom. Trois discours forts, porteurs de sens que Fondas publie aujourd’hui. Dans l’ordre protocolaire de la cérémonie, d’abord l’allocution de Fred Tirault, le maire du Saint-Esprit, qui avec son conseil municipal, a décidé de nommer une école maternelle de la commune à son nom, : … aujourd’hui, en donnant votre nom à cette école, nous adressons un message fort à nos enfants : Soyez fiers de qui vous êtes, fiers de votre culture, fiers de votre histoire ; puis celle de la récipiendaire toujours vaillante, tonique dans la défense de notre langue mais inquiète : Est-ce être pessimiste de croire que la langue créole ne sera obligatoire à l’école qu’une fois devenue langue morte ? et enfin le discours du Préfet qui a souligné : :... en vous décorant aujourd’hui, la République honore une femme exceptionnelle. Mais elle honore aussi quelque chose de plus grand encore : c’est la dignité du créole que nous reconnaissons… »
Les trois sont à lire jusqu’au bout parce que comme le dit Charles-Henri Fargues : « Le créole n’a jamais été aussi étudié ici, ailleurs, partout dans le monde et parallèlement le créole n’a jamais été autant dégradé par ses propres locuteurs ».
Le discours de Fred Tirault, maire du Saint-Esprit
Aujourd’hui, le Saint-Esprit vit un moment précieux. Un moment de mémoire, de transmission et de fierté collective. Car donner un nom à une école, ce n’est pas simplement baptiser un bâtiment.
C’est transmettre une histoire, des valeurs et un héritage aux générations qui grandiront ici.
Et quel plus beau symbole que de donner à cette école votre nom, Mme Térèz Léotin.
Fille du Saint-Esprit, vous avez consacré votre vie à l’éducation, à la culture et à la transmission de notre identité martiniquaise. Enseignante, directrice d’école, écrivaine, militante culturelle, vous avez toujours porté haut notre langue créole, notre patrimoine et notre mémoire collective.
Là où certains voyaient une langue à faire taire, vous avez choisi d’y voir une richesse à protéger et à transmettre.
Térèz… Ou toujou mété grif an tè pou goumen ba lang kréyol-la.
Térèz…Vous avez ouvert des chemins de fierté à toute une génération. Votre parcours raconte aussi quelque chose de notre peuple : cette capacité à transformer les épreuves en force, et les racines en avenir.
Alors aujourd’hui, en donnant votre nom à cette école, nous adressons un message fort à nos enfants : Soyez fiers de qui vous êtes, fiers de votre culture, fiers de votre histoire.
Cette cérémonie, dans le cadre de notre Fête patronale placée sous le signe du “Retour aux sources”, prend ainsi tout son sens. Parce que retourner aux sources, ce n’est pas regarder le passé avec nostalgie ; c’est retrouver ce qui nous fonde pour mieux construire demain.
Chère Térèz Léotin,
Au nom de la municipalité et de toute la population spiritaine, merci.
Merci pour votre engagement, Merci pour votre générosité et votre amour du Saint-Esprit.
Désormais, des générations d’enfants entreront ici, en portant à travers le nom de leur école, une part de votre héritage.
Vive le Saint-Esprit, Vive l’Ecole Terez LEOTIN.
Fred-Michel TIRAULT, le 26 mai 2026.
Le discours de Térèz Leotin
Plaidoyer pour sauver une langue en pleine rétrogradation
Si le petit du petit est petit quand il est petit, alors que le petit du gros est gros lorsqu'il est petit, cela signifie-t-il que lorsqu'il est petit le gros déjà gros ne sera jamais petit, alors que le petit le restera ? J'en suis encore là dans ma réflexion, saugrenue j'en conviens. Heureusement, qu’elle n'empêchera ni à la terre de tourner, ni au vent de souffler et encore moins aux vagues de toujours recommencer le même geste, le même mouvement, semblable à l’éternelle malédiction récurrente de Sisyphe : Répéter. Oui refaire, redire encore et toujours recommencer, à la recherche sans doute de la perfection, qui nous nargue. Répéter recommencer, encore, encore et encore, il en restera toujours quelque chose de bon. Oui. En conséquence, souffrez donc de m'entendre répéter en écho mon plaidoyer pour essayer de sauver une langue en pleine rétrogradation.
La langue française lorsque nous la parlons, nous savons la maintenir sur de bons rails pour permettre à notre propos d’arriver correctement à bon port, et en cela nous avons parfaitement raison. Nous nous moquons farouchement d’ailleurs de tous ceux qui y dérogeraient. Cependant comment comprendre qu’avec un langage sorti de la logique des habitudes créoles, nous entendons de plus en plus et un peu partout des phrases créoles construites à la va comme je peux dans lesquelles se mêlent intempestivement et sournoisement des propos et des structures syntaxiques construits sur le modèle français ? Pourquoi donc deux poids deux mesures ? Pourquoi sommes-nous vigilants pour parler un français aseptisé alors que dans nos bouches l’originalité du créole n’est plus préservée ? Pourquoi ne sommes-nous pas tout aussi vigilants en créole en nous gardant de copier platement la langue française. Pourquoi ne devrions-nous pas encadrer et préserver la langue créole au lieu de la laisser se fourvoyer dans nos bouches ? Mais tout cela, nous-mêmes ses locuteurs en avons-nous toujours conscience ?
Les langues, en général, nous permettent d’enrichir notre savoir. À l’école et avec raison, on nous apprend le français, l’allemand, l’anglais, l’espagnol. Avec le français on doit obligatoirement choisir deux autres langues de ce panel et c’est heureux. La langue créole cependant, celle que nous entendions autrefois dès la matrice même de notre mère, celle qui au fur et à mesure n’est presque plus notre langue matricielle, n’est pas obligatoire. Elle est étudiée à l’école uniquement par des volontaires. Face à la langue française, elle a du mal à garder en bonne place, son vocabulaire et sa structure qui se voient chaque jour un peu plus phagocyté. Certains pensent que ses locuteurs la connaissent déjà. Selon eux, apprendre son fonctionnement n’est pas nécessaire. Voudrait-on ainsi nous signifier que les enfants du monde entier qui étudient leur propre langue à l’école, ne la connaitraient pas ? Nous savons tous que ce n’est pas vrai. Or dit l’adage, aux mêmes maux les mêmes remèdes : par conséquent, apprendre la langue créole, elle aussi, est tout autant indispensable. Il faut l’apprendre de manière obligatoire avant qu’elle ne se dilue et que l’on ne finisse par la perdre sous prétexte d’évolution.
Nous-mêmes, eu égard à la langue et la culture française, nous avons tous été élevés dans la déconsidération totale de la langue créole, estimée langage de basse zone. Alors qui s’étonne lorsque l’on entend les baragouins faire florès avec des propos tels que :
– La ni an pon ki maré senti’y an pon sispandi : bien coriace celui qui saura déchiffrer ce galimatias. On doit en réalité parvenir à comprendre : La ni an pon sispann anlè, (il y a là un pont suspendu). L’on aura encore à faire le même genre d’exercice après avoir entendu : « Yo kay motjé kow di’w » là non plus, la compréhension ne sera toujours pas au rendez-vous, car la phrase, si nous pouvons l’appeler ainsi est « poussive ». L’interlocuteur veut tout juste dire : yo kay fè lafet épi’w (on se moquera de toi).
Dans une phrase telle que : « ou ka trapé la chair de poule », — phrase qui rien qu’à l’entendre, la donne réellement, — car en créole on dit : « ou ka trapé bouton-frédi », comment ne pas rester inquiet ? Lorsqu’avec son vocabulaire déjà si malmené, la langue créole voit aussi sa structure grammaticale altérée comment ne pas encore rester inquiet ? Autre exemple : Yo ka rann omaj a misié Lasawo, yo mété a lonè. Cette construction langagière n’est rien d’autre qu’un parfait calque de la phrase française : « ils rendent hommage à monsieur Lasawo qui est mis à l’honneur.» Dans la phrase française le mot hommage est un complément direct, et le second mot : Lasawo, est un complément indirect introduit par la préposition « à ».
La phrase correcte est yo ka mété misié Lasawo a lonnè. Il y a donc en créole deux compléments directs, le premier misié Lasawo et le second étant yo mété a lonnè, exactement comme dans la phrase man ba an moun an lanmonné, (j’ai donné à quelqu’un peu d’argent). Ainsi la phrase « man ba lanmonné an moun » employé dans ce cas et souvent à tort, si elle est correcte, elle n’a pas du tout le sens escompté. Elle dit : j’ai donné l’argent de quelqu’un. Comprenez l’erreur.
Ce genre de phrase que l’on utilise de manière récurrente elle aussi, est une faute - oui, une faute, car ne vous en déplaise, la faute de créole existe et ce de plus en plus. En refusant de voir la réalité, nous nous confortons dans le déni : et nous préférons appeler ce fonctionnement « évolution ». Hélas ! au détriment de la langue créole.
Autres exemples quotidiens de décréolisation.
L’on ne dit pas :
« An moto kondui par Polo mais : An moto Polo ka kondui.
Nou véku la, mais : Nou viv la
Nou privé do mais Nou pa ni dlo.
I jété an koudè’y. On doit dire : I jété an koutzié.
« Ki repa i ka préparé pou midi-a ! se dit : Ki manjé i kay paré pou anmidi-a (que va-t-il (elle) préparer comme repas à midi)
Lorsqu’en français, l’amphithéâtre désigne un édifice à gradins, avec arène et coulisses, élevé par les Romains, destiné aux spectacles de combats de gladiateurs, etc., c’est aussi dans les universités une vaste salle de cours ou de conférences. (L’abréviation familière : amphi, pour exemple l’amphithéâtre de chirurgie). Pour le créole, en revanche lanfitéyat équivaut à la morgue en français. Sé an koté éti yo ka mété moun mò : on y met les morts chez-nous. De même qu’avoir mal lestonmak en créole ne signifie pas non plus avoir mal à l’estomac mais bien avoir une douleur à la poitrine. Qu’en créole « An kannari » est un récipient servant à cuire la nourriture, ce n’est pas du tout le petit oiseau jaune nommé canari.
Et en anglais to abuse, c’est insulter, to balance c’est équilibrer, to contemplate envisager, a crane c’est une grue, a demonstration est une manifestation, a lecture est une conférence, a médicine est un médicament de même qu’en créole « chen-an pran medsin », (le chien a mangé des herbes médicamenteuses). Un médecin is a physician in english, to rest signifie se reposer, a tap est un robinet, pas une tape et si vous demandez du scotch à un anglophone, il va vous ramener du whisky et non pas le ruban adhésif que vous espérez. La langue française l’accepte, ce qui est tout-à-fait normal. Nous savons aussi que nous appelons châtaigne, le fruit du pied de châtaigne-pays qui ne ressemble pas du tout à l’arbre de l’Hexagone.
Alors pourquoi notre langue perdrait-elle de sa légitimité, lorsque pour nommer une langouste, nous disons « wonma » (homard) en créole ? Pourquoi devrons-nous corriger notre propos et le remplacer par « langous » un mot inconnu en créole ? Si nous corrigeons le créole, ne devrait-on pas aussi aller corriger toutes les langues dans lesquelles il y a des faux-amis ? Quand allons-nous concevoir que, comme toutes les langues, la langue créole, elle aussi possède des faux-amis ? Pourquoi vouloir à tout prix remplacer wonma par langouste ? Espérer « ramener la langue dans le droit chemin de la parole correcte », n’est-ce pas lui faire perdre son essence même ? Depuis quand la langue créole ne serait qu’un calque fade, qu’une copie conforme et sans aucune originalité de la langue française ? Non ! Le créole c’est le créole et le français du français. Tout lanng sé lanng.
En français : Il m’a plu (I té an gou-mwen). Il a plu (lapli tonbé) ne sont pas semblables, la petite lettre « m » à elle seule vient dans la deuxième phrase en modifier le sens. Dans chaque langue chaque mot, chaque lettre, chaque place d’un mot a son importance que l’on doit respecter.
« C’est le dernier jour qu’ils ont le mieux vécu ça » ne signifie pas du tout « C’est le dernier jour qu’ils ont le mieux vécu. »
Ajoutons à tout cela qu’en créole « Man ka voyajé » se prononce, non pas « vwayajé » mais vo-ya-jé, de même que nous disons :
Man pisimié manjé bouden ki fet épi boyo (Je préfère les boudins fait avec les boyaux, man ka péyé loyé-mwen. Pa ni moyen épi zot.) « Je paye mes loyers. Il n’y a pas moyen).
Au vu de l’invasion du français dans le vocabulaire et les structures grammaticales du créole — langue aujourd’hui de plus en plus déclinante, dans la plus grande indifférence de ses propres locuteurs —, compte-tenu de notre totale démission, involontaire, avouons-le — en dépit des dictées, phénomènes pléthoriques depuis peu à la mode de chez-nous, — on peut, si ces dictées ne tiennent pas réellement compte du vocabulaire et de la syntaxe créoles, douter que les dictées à venir n’aient de créole que l’originalité de l’accent.
Est-ce être pessimiste de croire que la langue créole ne sera obligatoire à l’école qu’une fois devenue langue morte ? Au moment où je le dis, je le crois, hélas. Merci de me faire mentir, en faisant tout pour réhabiliter la langue créole. Merci.
Térèz Léotin 26/05/26
Il est des distinctions qui honorent autant celles et ceux qui les reçoivent que celles et ceux qui ont le privilège de les remettre.
Aujourd’hui, c’est un immense honneur de vous remettre les insignes de chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
Et quel symbole fort que de le faire ici, dans une école.
Car l’école est le lieu de la transmission, du savoir, de l’émancipation.
Et cette école qui portera désormais votre nom, afin que les générations futures puissent, grandir dans le souvenir d’une femme qui a consacré sa vie à élever les consciences, transmettre la culture et faire rayonner la Martinique.
Madame Léotin,
Vous êtes une grande dame du créole et une femme de lettres au sens le plus noble du terme :
écrivaine,
traductrice,
enseignante,
pédagogue,
militante de la langue et de la culture martiniquaises.
Toute votre vie, vous avez défendu le créole, en donnant ses lettres de noblesse, et en rappelant qu’il n’est ni un folklore, ni une langue secondaire, mais un patrimoine vivant, une pensée, une structure, une manière d’habiter le monde.
À travers vos écrits, notamment dans le magazine Grif an tè, mais aussi dans votre engagement professionnel comme conseillère pédagogique en langues et cultures régionales, vous avez œuvré avec constance pour l’intégration du créole dans notre système éducatif.
Votre combat fut celui de la dignité linguistique.
Vous avez défendu un créole respecté dans sa singularité, fidèle à sa structure propre, préservé des simplifications qui pourraient l’affadir ou lui faire perdre profondeur.
Mais votre vision n’a jamais été celle du repli.
Vous avez porté l’ambition d’un créole ouvert au monde, capable de dialoguer avec les grandes œuvres universelles.
En traduisant Molière, La Fontaine OU Charlotte Brontë, vous avez créé des ponts entre les cultures. Et lorsque vos poèmes voyagent jusqu’au Japon, c’est toute la Martinique qui dialogue avec le monde.
Vous êtes aussi une grande Spiritaine.
Le Saint-Esprit de votre enfance ne vous a jamais quittée. Il irrigue votre imaginaire, nourrit votre écriture et traverse votre œuvre avec poésie.
Dans Adan Djol Tan, vous écrivez avec cette beauté singulière que « le bleu des yeux de son personnage avait fait venir la mer au Saint-Esprit ».
Par la grâce de votre plume, vous accomplissez presque des miracles !
Vous êtes également une immense passeuse.
Passeuse de savoirs, d’abord.
Professeure, directrice d’école, éducatrice engagée, vous avez accompagné des générations d’enfants, de la Guyane à la Martinique, à Rivière-Pilote, Macouba, au Vauclin, ou encore à Schœlcher.
Votre engagement exemplaire au service de l’éducation vous a valu d’être décorée de l’Ordre des Palmes académiques.
Ce métier, vous l’avez partagé avec votre époux, Georges-Henri Léotin, professeur honoraire de philosophie, dans une même fidélité aux idéaux de connaissance, de transmission et d’émancipation.
Vous avez enseigné aux enfants, vous avez aussi écrit pour eux.
Avec une créativité remarquable, vous avez offert à la jeunesse des récits, des chansons, des textes joyeux, des œuvres illustrées, capables de transmettre des messages profonds avec intelligence, humour et tendresse.
Et comme les plus grands éducateurs, vous avez transmis bien au-delà de vos salles de classe : jusque dans votre propre famille, inspirant à vos enfants le goût de l’engagement, de l’enseignement et du service pour notre territoire.
Et comment ne pas évoquer votre humour ?
Cet humour subtil, profondément martiniquais, qui irrigue nombre de vos ouvrages et que l’on retrouve notamment dans vos recueils d’expressions créoles, où se mêlent sagesse populaire, malice et poésie du quotidien.
Enfin, vous êtes une grande Martiniquaise.
Votre attachement à cette terre ne s’est jamais limité aux mots : vous l’avez documentée, racontée, valorisée.
En rédigeant le guide consacré au patrimoine culturel immatériel de la Martinique, à la demande de la Direction des Affaires culturelles, vous avez encore une fois transmis votre passion de notre territoire et contribué à préserver ce qui fait l’âme de notre île.
Aujourd’hui, je veux simplement vous dire merci,
merci pour ce que vous avez accompli,
merci pour ce que vous accomplissez,
merci pour ce que vous accomplirez encore
et merci pour ce que vous continuerez à apporter à la Martinique.
Madame Thérèse Léotin, en vous décorant aujourd’hui, la République honore une femme exceptionnelle.
Mais elle honore aussi quelque chose de plus grand encore : c’est la dignité du créole que nous reconnaissons ; son apport essentiel à la richesse de la culture française ; la force d’une langue qui n’oppose pas, mais relie ; qui n’enferme pas, mais ouvre.
Vous faites honneur à la Martinique. Vous faites honneur à la France.
Et c’est avec émotion, respect et profonde reconnaissance que je vous remets aujourd’hui les insignes de chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
Vive la culture,
Vive la Martinique,
Vive la République,
Vive la France.
S'il y a des "macoutes prédateurs" comme tu dis c'est que forcément il y a d'abord des "prédateur Lire la suite
Ah bon ??? Lire la suite
L''énergumène se dissimule derrière les pseudos plus cons les un que les autres mais il ne trompe Lire la suite
bande de cons, poutine va frapper, et cette fois les africains ne viendront pas !!!!!!!!!!!
Lire la suitevous ètes des clones?
frottez vous le cul par terre, vous racontez de la merde,
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Vous vous souvenez qu'il y a qq temps l'excellent Yug qu'on ne lit plus ces jours-ci ,je ne sais Lire la suite
Bravo Mia !!
Lire la suiteElle a prononcé un discours très courageux à l'onu contre le nazi-sioniste,
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Sonko est un faux opposant, il à été fabriqué par Soros, comme pierre-louis à Haiti.
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