Pour les nouvelles générations son nom est totalement inconnu. Pourtant, Siméon Salpétrier fut en son temps un homme politique qui comptait dans le paysage politique martiniquais.
Il fut membre-fondateur de la Fédération Socialiste de la Martinique à une époque où les socialistes coloniaux avaient encore pignon sur rue dans l'île d'Aimé Césaire (par la suite, ils disparurent pendant deux décennies avant de renaitre subitement avec l'élection, il y a peu, comme députée de la circonscription de Fort-de-France de la lointaine successeur de S. Salpétrier, cela grâce au soutien au second tour d'indépendantistes azerbaïdjanais). Conseiller général, puis conseiller territorial, il avait publié en 2006 un livre au titre retentissant, "La France et ses DOM : la grande imposture" dont nous recommandons aux jeunes générations la lecture car tout socialiste-colonial qu'il était et supporter de François Mitterand, Siméon Salpétrier, avait les yeux bien ouverts sur la situation de son île. Oui, "la grande imposture", titre-t-il ! Aucun politicien "indépendantiste" n'a jamais écrit le moindre ouvrage allant aussi loin dans la dénonciation de la domination des "DOM" que le socialiste pro-français S. Salpétrier.
Mais, le leader socialiste ne s'attaquait pas seulement aux instances hexagonales, il critiquait aussi virulemment la caste békée ainsi qu'on peut le voir sur la vidéo ci-après. Comme quoi rien de nouveau sous le soleil de Madinina !
...le système en place (bas salaires, prix trop élevés etc.) font que la majorité des Martiniquai Lire la suite
L'ONF , les agriculteurs âgés non-remplacés et la CTM (encore ...) qui loue des terres sans l'ea Lire la suite
..."les forêts secondaires".
Lire la suite...responsables DE RIEN tes amis békés ! Lire la suite
Les Békés malgré leurs défauts et responsabilités ne sont comptables ni des 41 000 hectares (de m Lire la suite
...les Békés qui ne s'intéressent qu'à la culture de la banane afin de recevoir des aides europée Lire la suite
Ca fait des années que j'entends parler d' autonomie alimentaire ,de dignité alimentaire, de rédu Lire la suite
...été le Jean Bernabé de l'île Maurice. Lire la suite
Lidé a raison : au lieu d'émettre une opinion ou une critique à propos de l'article notre BRASSEU Lire la suite
@Lidé qui me somme d'avoir une "pensée structurée" ....Excellent gag !! franchement.
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Commentaires
Comme quoi...
Frédéric C.
16/09/2024 - 18:41
...il fut une époque où, en Mque, il y avait des hommes (et femmes sans doute) qui, sans être "décoloniaux", voyaient certaines réalités en face et les dénonçaient. Salpétrier, que certains qualifiaient de "connard" (j'ai entendu çà dans la bouche d'un militant du PCM, entre autres), était sans doute beaucoup plus lucide et courageux que d'autres. Exemple: quand en décembre 1987 une foule de Mquais envahit la piste de l'aéroport du Lamentin pour empêcher JM Le Pen de fouler le sol de la Mque, L.Jospin (alors 1er secrétaire du PS) s'était permis de critiquer cette initiative massive en disant que c'était une "atteinte à la liberté de circulation". Salpétrier l'avait publiquement et sèchement remis à sa place, lui faisant comprendre (à Jospin) qu'il ne comprenait rien aux problématiques martiniquaises./Autre anecdote: en 1982, Césaire ou Darsières évoquèrent avec Deferre la possibilité que le PPM d'alors adhère à la 2è Internationale. Deferre, en parfait colonialiste, refusa sous prétexte que la Mque était un "département français". Croyez-vous que le PPM protesta publiquement? Eh bien Non, car çà se serait su. Le PPM s'est couché devant son maître. Or le PPM se proclamait encore "nationaliste"....Par contre, Siméon Salpétrier n'hésita pas à envoyer chier le principal responsable de son parti "de tutelle" en 1987, quitte à en subir des conséquences politiques. Autrement dit, en dépît de son affiliation à un parti français, il avait des graines bien plantées, même s'il n'était pas dans la tonitruance et le djèz permanent... La dénonciation que FK nous confirme ci-dessus prouve que c'était un homme politique de valeur, qui connaissait son affaire, même si on ne partageait pas ses choix sur l'avenir du pays (ou si on condamnait ses hésitations sur la question de l'autonomie; mais le PPM était-il tellement plus clair avant 1968 et après 1981?). Les gens de ce calibre manquent beaucoup....