Qui est Rachid Rafaa ? Cet informaticien marocain de 40 ans est-il un redoutable djihadiste en cavale à la Martinique ? Ou est-il la victime d’un coup tordu ourdi par les services secrets du Maroc ?
Pour l’instant, dans les médias français, c’est la première hypothèse qui tient la corde, depuis que la gendarmerie a diffusé un avis de recherche le concernant il y a quelques jours. Assigné à résidence depuis plus de deux ans dans une chambre d’une auberge de Morne Rouge en Martinique, le quadra marocain a en effet disparu dans la nuit du 26 au 27 juillet.
Il est censé être en fuite et dangereux. Il a été présenté comme étant un terroriste potentiel, fiché S, par une chaîne de télé d’info continue. La réalité est tout autre, si l’on en croit l’avocate nancéienne de l’informaticien marocain : « Il n’est ni djihadiste, ni fiché S. Toute cette affaire est montée en épingle. Il n’y a strictement rien de concret contre lui ».
Selon elle, Rachid Rafaa est avant tout un opposant à la mainmise du Maroc sur le Sahara occidental. « Or tout ce qui tourne autour de l’indépendance du Sahara occidental est considéré comme étant du terrorisme par le Maroc. Mais, ici, en France, le danger que pourrait représenter Rachid Rafaa est nul », assure son avocate.
Officiellement, toutefois, l’Etat marocain ne lui reproche pas son penchant pour la cause sahraouie. Il le soupçonne d’être lié à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Selon les services secrets du roi Mohamed VI, il aurait mis ses aptitudes d’informaticiens au service de sites de propagande djihadiste.
Une thèse qui a été reprise à leur compte par les autorités françaises lorsque Rachid Rafaa a fui son pays, fin 2009, pour se réfugier dans l’hexagone, près de Metz où il a de la famille. La France ne lui a, en effet, pas accordé l’asile politique et l’a, au contraire, placé en détention durant plusieurs années, dans l’attente d’une extradition vers le Maroc.
Extradition que la Cour européenne des droits de l’homme a fini par faire capoter en 2013, estimant que renvoyer Rachid Rafaa au Maroc revenait à le condamner à la torture. L’informaticien a alors pu quitter la prison de Nancy où il était détenu. Sans pouvoir pour autant goûter à la liberté. Des policiers l’attendaient à sa sortie pour le conduire dans un centre de rétention à Lille. Puis il a été placé en résidence surveillée à l’île d’Yeu. Puis, enfin, en Martinique. Au fil du temps, l’homme est devenu un vrai casse-tête pour l’Etat Français qui ne veut pas le garder sur son territoire mais ne peut pas l’expulser vers le Maroc.
Pas question non plus de l’incarcérer puisqu’il n’a jamais commis la moindre infraction en France.
L’informaticien marocain s’est donc retrouvé dans une sorte de prison à ciel ouvert, loin de tout, dans une région isolée de la Martinique. Une situation qu’il supportait de plus en plus difficilement. Comme en témoigne son avocate nancéienne qui l’a eu au téléphone une quinzaine de jours avant sa disparition : « Il m’a semblé moralement et physiquement épuisé ». Est-ce pour cela qu’il s’est enfui ? « C’est possible mais sa famille redoute qu’il ait été enlevé par les services secrets marocains », réplique son avocate. Parano ou crainte justifiée ? L’avenir le dira.
...des médias occidentaux et de ceux qui tirent les ficelles. Lire la suite
...consisteraient déjà à cesser de m’insulter sous couvert d’analyses, cesser les attaques person Lire la suite
...généraliser un peu vite le phénomène d’abrutissement généralisé via FB et Cie, et à vous empor Lire la suite
LIRE : "sur des sujets dont il n'a aucune connaissance".
Lire la suite"Travailler collectivement", dites-vous ? Laissez-moi rire ! Lire la suite
...collectivement, c’est même indispensable. Lire la suite
Les "gens que cela intéresse", pour reprendre votre expression, n'ont qu'à chercher leurs infos E Lire la suite
Bien envoyé ce shoot !
Lire la suite...A mon avis des gens comme M’Bappé refuseraient de se coucher devant un pouvoir politique osten Lire la suite
... Lire la suite