C’est une déclaration qui est (presque) passée inaperçue. Mais qui, pourtant, ne manquera pas de faire réagir, alors que l’Azerbaïdjan avait déjà été accusée d’ingérence dans les territoires d’outre-mer français en 2024 et en 2025. Lundi 13 juillet dernier, Ilham Aliev, l’inamovible président azéri au pouvoir depuis 22 ans, était présent au «IVe Forum mondial des médias de Choucha». Choucha, ville située dans le Haut-Karabakh, était repassée sous le contrôle de Bakou en 2020 après la guerre avec l’Arménie («Chouchi» en arménien).
C’est dans ce lieu symbolique qu’Ilham Aliev a pris la parole pour évoquer tout particulièrement la question des territoires français d’outre-mer. Une question sur laquelle Bakou mène un lobbying incessant depuis plusieurs années, notamment avec son «Groupe d’initiative de Bakou» qui soulève, selon le président cité par l’agence de presse azérie, «les questions du colonialisme, des inégalités coloniales et de l’administration coloniale».
«Des actions illégales ont été menées dans ces territoires d’outre-mer, notamment des essais nucléaires . Combien d’essais nucléaires ont été effectués en Polynésie française ? Cent, deux cents, peut-être davantage», a-t-il d’abord asséné. Et d’enchaîner : «Au XXIe siècle, il n’est pas possible de maintenir comme colonies des territoires situés à 10.000 kilomètres de distance. Les populations de ces territoires ne veulent pas de cette situation. Elles veulent vivre leur propre vie», soutient Ilham Aliev.
«C’est précisément pour cette raison que nous soutenons l’indépendance. Nous souhaitons la liberté de la Nouvelle-Calédonie , de la Polynésie , de la Martinique et de Saint-Martin .» Le président azéri a également mentionné la Corse - «une région où les habitants veulent préserver leur langue et voir leur identité nationale respectée» - sans pour autant souhaiter aussi clairement son indépendance.
Ilham Aliev l’assure : ses déclarations n’ont selon lui «rien à voir» avec la relation dégradée entre l’Azerbaïdjan et la France, proche de l’Arménie. «Nous ne nous ingérons pas dans les affaires intérieures de la France. Les droits de l’homme sont une question universelle. Ils nous critiquent, nous les critiquons également. C’est normal. Ce n’est pas une attaque», réitère-t-il. «Aucun des deux n’est supérieur à l’autre et personne ne peut dicter à l’autre ce qu’il doit faire. Exprimer sa position, faire part de ses préoccupations et formuler des critiques est tout à fait normal», conclut-il.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait de son côté déjà déploré début 2025 que l’Azerbaïdjan ait «cherché à déstabiliser (la) politique nationale» de la France en Nouvelle-Calédonie et appelé à ce que ces ingérences cessent «immédiatement». «Ces tentatives vaines menées par l’Azerbaïdjan dans nos territoires d’Outre-mer sont inacceptables et doivent cesser immédiatement», avait déclaré le chef de la diplomatie française sur le réseau social X.
...des médias occidentaux et de ceux qui tirent les ficelles. Lire la suite
...consisteraient déjà à cesser de m’insulter sous couvert d’analyses, cesser les attaques person Lire la suite
...généraliser un peu vite le phénomène d’abrutissement généralisé via FB et Cie, et à vous empor Lire la suite
LIRE : "sur des sujets dont il n'a aucune connaissance".
Lire la suite"Travailler collectivement", dites-vous ? Laissez-moi rire ! Lire la suite
...collectivement, c’est même indispensable. Lire la suite
Les "gens que cela intéresse", pour reprendre votre expression, n'ont qu'à chercher leurs infos E Lire la suite
Bien envoyé ce shoot !
Lire la suite...A mon avis des gens comme M’Bappé refuseraient de se coucher devant un pouvoir politique osten Lire la suite
... Lire la suite