La polémique continue de prendre de l’ampleur après le passage de Mémona Hintermann-Afféjee sur les ondes de CNews. La classe politique réunionnaise est montée au créneau après son intervention dans l’émission de Pascal Praud, pour des propos qualifiés de “racistes”, menaçant même de débaptiser le lycée qui porte son nom à Sainte-Clotilde. Dans une entrevue accordée au Quotidien, elle fait savoir que, si tel est le cas, elle porterait plainte et pourrait même aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.
Dans la tourmente depuis son intervention sur la chaîne CNews, la journaliste et grande reporter réunionnaise, Mémona Hintermann-Afféjee, fait son mea culpa. Elle était invitée, vendredi dernier, sur cette chaîne très ancrée à droite pour parler de son dernier livre, “Nos animaux nous réparent”. La journaliste réunionnaise y a estimé que « si on ne peut pas évoquer l’Homo sapiens à propos d’une personne noire, on est devenu dingue ».
Pour rappel des faits, le terme “Homo sapiens” avait été utilisé quelques jours plus tôt par le psychologue Jean Doridot pour parler de Bally Bagayoko, le nouveau maire de Seine-Saint-Denis. Ce dernier est pris dans un tourbillon de commentaires et d’insultes racistes à son égard depuis son élection, le 15 mars dernier. Sur les ondes de la même chaîne, les propos du psychologue avaient interpellé l’opinion publique.
Ce mardi, Mémona Hintermann-Afféjee intervient sur cette chaîne appartenant au groupe Bolloré. La vidéo de son intervention est même devenue virale sur les réseaux sociaux à La Réunion. Ses propos sur “l’Homo sapiens” mettent alors le feu aux poudres. Dans un communiqué, Huguette Bello a souligné son “indignation” face aux propos de la journaliste réunionnaise, qu’elle juge “inacceptables”.
Lire également : Vive réaction d'Huguette Bello après les propos de Mémona Hintermann sur CNews
La principale intéressée dit être “tombée des nues” lorsqu’elle a été informée de la montée de boucliers de la présidente de la Région Réunion. Elle n’en “croyait pas ses yeux”. « C’était tellement énorme. J’ai envoyé le communiqué à un ami avocat, qui m’a dit que ce n’était pas possible qu’un tel texte ait pu être rédigé par une présidente de région. Il est extrêmement confus », souligne-t-elle.
« Je n’ai jamais fait référence aux grands singes. Homo sapiens, on a tous utilisé ce terme à l’école. Pour moi, il n’était pas du tout “piégé” », se défend-elle. « Je me suis laissée quelque peu piéger. “Homo sapiens”, dans le contexte où l’on parle d’une personne noire, descendante de victimes de l’esclavage, est-ce que c’est interdit ? Voilà la question que j’ai posée », poursuit-elle.
Elle se distancie donc des propos du psychologue Jean Doridot. « C’est un scientifique. Qu’il fasse des digressions sur son sujet en parlant des grands singes, soit, mais moi je n’ai jamais parlé de ça. C’est totalement en dehors de mon espace mental », souligne-t-elle. « Est-ce que quelqu’un qui est noir a peur d’être comparé à un singe ? », s’interroge-t-elle.
« Ce n’est pas de ma faute si les gens sont racistes ou tiennent des propos racistes. [...] Je n’aurais jamais parlé comme Jean Doridot. » — Mémona Hintermann-Afféjee
Autre moment marquant de son intervention sur CNews, lorsqu’elle déclare : « J’ai des nièces très, très, très noires et des neveux très, très, très blancs, mais quand je vais dans certains endroits en France, je ne reconnais plus ces endroits. On va me dire que je suis raciste ? [...] J’ai l’image de la France d’il y a 50 ans, et quand je me déplace aujourd’hui [...] cette France-là, qu’est-ce que vous en avez fait ? »
Mémona Hintermann-Afféjee affirme qu’à aucun moment elle ne faisait référence à la couleur de peau ou à l’origine des personnes. Pour elle, la France a toujours été un pays pluriel. « Je veux juste dire qu’on ne parle plus le même langage, que personne ne se comprend plus en France. [...] Ce n’est pas la couleur de peau le problème, mais le fait qu’un peuple n’arrive plus à se comprendre. [...] Tout le monde a peur de tout le monde. »
Elle balaie donc d’un revers de main les accusations de racisme. « Je me suis battue comme personne au Conseil supérieur de l’audiovisuel. Toutes mes prises de parole peuvent l’attester. Et tout d’un coup, on vient me dire que je suis raciste. Mais c’est ignoble », dénonce-t-elle.
« C’est une ignominie. » — Mémona Hintermann-Afféjee
Elle défend également sa participation à CNews, une chaîne très ancrée à droite. « Je vais partout où l’on m’invite. Je suis également allée sur France 5, dans l’émission C à vous, et j’y ai parlé de La Réunion. [...] Mes propos ont été tronqués. Il y a quelque chose de faux qui s’est passé dans tout ça. [...] Je me suis appuyée sur mon parcours, mon histoire, pour dire que même quelqu’un comme moi, plongé dans le bain métropolitain, ne se reconnaît plus. »
Dans un communiqué publié mercredi, le député Philippe Naillet a demandé de “débaptiser” le lycée Mémona Hintermann-Afféjee à Bois-de-Nèfles. Pour le parlementaire, « il est inconcevable qu’un établissement scolaire, lieu d’éducation et de transmission des valeurs républicaines, porte le nom d’une personnalité dont les propos contribuent à diviser notre société ».
À cela, la journaliste réunionnaise répond : « Que voulez-vous que je fasse ? Que je pleure ? » Pour elle, il s’agit d’une affaire personnelle. « À l’époque du PCR, j’étais contre l’indépendance. Je ne faisais pas partie du clan d’Huguette Bello, ni de ses proches. » Elle compte d’ailleurs porter plainte et pourrait même aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme si le lycée venait à être débaptisé pour des raisons de “racisme”. « C’est une insulte », lâche-t-elle. « Je viendrai m’enchaîner au lycée à La Réunion s’il le faut. »
Elle dit trouver dommage qu’Huguette Bello ne l’ait pas contactée avant la publication de son communiqué mercredi. Regrette-t-elle ses propos ? « Qu’ils aient été mal ressentis ? Oui, c’est clair que je le regrette. Je n’avais pas en tête l’atmosphère qu’il pouvait y avoir à La Réunion, ni que les esprits avaient été autant heurtés par ce qui s’était passé à Saint-Denis avec Bally Bagayoko. Je n’avais pas mesuré à quel point les Réunionnais avaient pu être blessés par cette affaire. Dans ce contexte, je suis vraiment désolée si mes propos ont été blessants », conclut-elle.
En 2023, Hintermann-Afféjee s’était déjà retrouvée au centre d’une autre controverse lorsqu’elle avait souligné dans une tribune publiée dans “La Dépêche du Midi” que La Réunion serait “en proie à des changements violents” en raison “d’afflux massifs de population illégale en provenance des îles voisines des Comores via Mayotte”. Des propos qui avaient alors suscité l’indignation, notamment du côté du collectif Résistance Réunion-Mayotte en Action.
MH à CNews ?? Pas l'effet du hasard !! Lire la suite
Donc le type est esclave et c'est à lui que l'on confie le soin de lancer l'appel de la toute nou Lire la suite
Le fait pour un ancien esclave ....noir évidemment (Hi Hi Hi Hi ) d'avoir été le premier muezzin Lire la suite
...renouvellement politique en Martinique ? Je suis sidéré. Lire la suite
Je ne sais pas si c'est grâce à Allah ,mais c'est bien fait pour sa sale gueule.
Lire la suiteLe bâti (maisons, immeubles, routes etc...) ne couvre que 24% du territoire martiniquais. Lire la suite
Superbe article ,notamment EN CE QUI CONCERNE LES PLU ET LES TERRES AGRICOLES .Ceci constitue e Lire la suite
Vous tournez autour du pot comme une bourrique ivre parce que vous êtes coincé. Lire la suite
...quand vous dites :"En effet, on a vu ce qu'ils ont fait des Juifs à Auschwitz et Dachau." ? Lire la suite
Bakayoko ne roule pas les "R" comme les Africains, espèce de conard que t'es ! Lire la suite
Commentaires
Le hasard n'exite pas !!
yug
02/04/2026 - 15:16
MH à CNews ?? Pas l'effet du hasard !! Sa présence à CNews, chaine d'extrême-droite s'est faite car on avait certainement de bonnes raisons de la savoir compatible avec l'idéologie d'extrême-droite ,voire fasciste de cette chaine dont certains députés réclament l'interdiction pure et simple!!