Tchad : la langue arabe deviendra obligatoire à la prochaine rentrée scolaire

Abdoulaye Dagrymi

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Le gouvernement, par le biais du ministre de l’Éducation nationale, impose l’arabe obligatoire dès la prochaine rentrée pour trois raisons fondamentales :

1- conformité constitutionnelle :La Constitution tchadienne reconnaît l’arabe et le français comme langues officielles à égalité depuis 1996. Le rendre obligatoire dans l’enseignement permettrait d’appliquer ce principe.

2- conformité avec la réalité culturelle et les exigences des Tchadiens : L’arabe tchadien est parlé par une grande partie de la population, comme langue véhiculaire, du sud au nord, de l’ouest à l’est et au centre du pays.

3- facilitation de l’intégration régionale : Le Tchad est membre de la Ligue arabe et voisin de pays arabophones comme le Soudan et la Libye. L’arabe facilite les échanges économiques et diplomatiques.

Ceux qui critiquent cette décision semblent déconnectés de la réalité tchadienne, comme s’ils vivaient sur une autre planète. Qu'ils nous expliquent pourquoi ils n’ont jamais contesté l’obligation du français, une langue étrangère et imposée. L’arabe est ancré dans notre culture, parlé par des millions de Tchadiens. Comment oser ignorer cette réalité, tout en s'accrochant à des normes héritées d'un passé colonial ? Ceux qui refusent l'arabe, tout en acceptant le français, ne sont rien d’autre que des héritiers d’une vision déformée, obsolète et aliénante de notre identité. Il est temps d'intégrer pleinement l'arabe dans notre système éducatif pour rétablir une véritable égalité linguistique.

Soutien au ministre d'État, Dr. Alhabo l'homme aux compétences avérées, à l'expertise reconnue et au leadership éclairé. Le Tchad doit avancer et se refonder sous le gouvernement de la Cinquième République.

Abdoulaye Dagrymi  

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