Rivière-Pilote ou Bokassaland ?

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       "Mon local", "Ma mairie", "Mon marché", "Mon ceci, mon cela", voici ce que l'on entend depuis toujours de la bouche de nombreux maires martiniquais toutes tendances politiques confondues ! 

       Ces gens s'imaginent que l'espace public leur appartient et le font savoir bruyamment comme celui qui a fermé la radio RLDM, dont le siège est à Rivière-Pilote, ce dimanche 19 mars (cf. vidéo plus bas). Et il n'y a personne pour ramener ces Bokassa de pacotille à la raison ! "Le peup'" garde la bouche fermée ou se contente de réagir sur les réseaux asociaux comme si cela pouvait changer quoi que ce soit. De toutes façons, hier ce même "peup'" votait à 75% pour tel candidat et aujourd'hui il vote à 75% pour tel autre. Quand votre favori est au pouvoir, vous ne dites rien, vous ne vous opposez pas à ses dérives autocratiques mais quand il perd le pouvoir et qu'un nouveau Bokassa apparait, vous hurlez au loup ! 

        Ce "peup'" sait-il que les maires ont de réels pouvoirs et que pourtant bien souvent ils ne les utilisent pas. Exemple : pendant plus de 30 ans, on a servi aux Martiniquais une eau gorgée de chlordécone. Or, la loi française est très claire à ce sujet : le maire doit veiller à ce qu'une eau potable soit servie à ses administrés. Pourtant, aucun maire n'a été inquiété à ce jour, tout le monde pointant les Békés et l'Etat qui sont certes responsables. MAIS LES MAIRES L'ONT ETE EUX AUSSI ! Autre exemple : le maire dispose de pouvoirs de police. Or, les policiers municipaux, à 90% antillais, connaissent bien mieux la population que les gendarmes à 90% "métros". Ils sont donc les mieux placés pour savoir qui fait quoi, qui trafique quoi et donc pour intervenir. Ce n'est pas un gendarme à qui ont a donné quelques misérables heures de cours de créole qui saura que derrière la maison de Man Dèdette, à la Cour Fruit-à-pain, se déroule régulièrement des ventes de "zeb" ou de crack entre 19h et 23h ! 

     Bref...

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