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Pou lanné-viré Daniel Boukman, man ka voyé ba’y, ek ba tout lèktè Fondas Kréyol , dé-twa pasaj an powézi an serten Daniel Blérald té matjé an févriyé 1961, ek ki paret nan « Présence Africaine » / supplément Antilles-Guyane, liméwo 42, 3èm trimes 1962). G.H.L.
Sur le fleuve Congo naviguait un soleil
Les crocodiles
Dévoreurs de cuivre, d’uranium et de sueurs nègres,
De leurs pattes palmées,
Frôlaient la pirogue et faisaient
De grands signes de croix
Pour que sombrât le soleil
(…)
Alors ils décident le meurtre du soleil :
Les crocodiles veulent d’une mort aux parures classiques ;
Les pieuvres imaginent le scénario du crime ;
Les pantins acceptent l’exécution de l’œuvre ;
En échange, ils exigent une poignée de diamants
Les clés du Paradis
Des tanks et des fusils…
Alors, un jour, sur le fleuve Congo,
Ils ont assailli le soleil ;
L’ont enchainé et plongé dans un repaire de chauve-souris ;
Des lances de la pluie transpercé,
Etranglé avec une corde béni…
Puis, le forfait accompli,
Sous les plis du fleuve…les crocodiles ont disparu
Sous les plis du fleuve…
(…)
Inonde toute la terre un déluge de larmes ;
Aux quatre coins du monde, des poings se tendent,
et gronde la rage avec le tonnerre.
Un soleil est mort ! mort , lâchement assassiné !
Mais les valets qui ont tué ce beau soleil
Ont déclenché l’implacable mécanique
De leur chute
Et la ruine
Des maîtres aux masques de gorgone…
15 février 1961,
D. Blérald.
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les victimes qui défendent le camp de l'oppression, on dirait le syndrome de stockolm.
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