Passation de pouvoir pacifique au Sénégal

   Le Sénégal a failli basculer dans le désordre et la violence à cause de l'entêtement du président Macky Sall à ne pas organiser les élections présidentielles. 

   Face à la pression des partis politiques d'opposition et à la colère de la rue, au lieu de faire appel à l'armée et s'installer comme dictateur à l'instar de nombre de ses collègues présidents à travers l'Afrique depuis un demi siècle, Sall s'est incliné devant la victoire franche et nette de Bassirou Diomaye  Faye, âgé de seulement 43 ans. Ce dernier et son parti, le Pastef, se sont toujours positionnés comme farouchement hostiles à la Françafrique et donc au néocoloniaisme. 

    Macky Sall a donc reçu Diomaye Baye au Palais national afin de lui transmettre le pouvoir de manière pacifique et démocratique. Le Sénégal vient donc de donner une leçon non seulement à l'Afrique mais aussi au Sud global. En effet, l'armée n'a rien à faire dans la gestion d'un pays ! Son rôle est d'en défendre les frontières en cas d'agression étrangère et rien d'autre et si dans certains cas, elle se doit d'intervenir afin de chasser un dictateur, elle se doit aussi d'organiser dans un délai raisonnable le retour des civils au pouvoir. 

   Des militaires qui, suite à un coup d'état (parfois nécessaire, répétons-le !), s'accrochent au pouvoir finissent inéluctablement par se transformer en dictateurs qui chercheront, incompétents qu'ils sont pour diriger un pays, de nouveaux maîtres. Avec Diomaye Baye, les jours de la Françafrique sont désormais comptés au Sénégal mais l'avenir reste plein de dangers : la Russafrique, la Chinafrique, l'Indafrique, la Turquafrique etc...sont déjà à la manoeuvre.

   Dans l'ombre...

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