Partons de la question rituelle : d’où viennent les Basques ? Selon les données les plus récentes, les Basques viennent de Lascaux, Brassempouy, Otsozelaia, Altamira, Irulegi, Soria, Huesca, Vénasque, Saint-Lizier en Ariège, Luchon, Auch/Iliberri… comme leurs voisins et cousins gascons et hauts-aragonais, voire catalans des Pyrénées et primo- castillans d’entre l’Ebre et Burgos. Comme ces voisins, nous descendons des vieux Aquitains et Vascons dont la langue d’origine préhistorique, évolua sous l’action du latin.
La périphérie de leur vaste territoire connut une forte latinisation, faisant naître des langues romanes ou néo-latines comme le gascon et le castillan, qui gardent malgré tout des traces du basque. Le noyau central resta dans la langue antique, mais en adoptant une partie de son vocabulaire au latin.
Les Basques sont moins latinisés que leurs voisins : d’où leur différence.
L’identité basque réside donc avant tout dans sa langue qui survécut au latin, contrairement au gaulois par exemple, et à notre langue sont liés des éléments socio-culturels dans la façon de penser, de parler, de communiquer, d’habiter, d’hériter, de s’entendre avec les voisins, de travailler ensemble, d’exploiter les vastes terres communes, de célébrer les défunts dans des religions animistes, païennes, puis chrétiennes…
En euskara ou langue basque, je n’ai pas de mot pour dire « je suis basque » ; je peux seulement dire « euskalduna naiz » : « je possède l’euskara », autrement dit « je suis bascophone ».
Bernard d’Etchepare, auteur du premier livre en euskara imprimé en 1545, utilisa par deux fois le mot « basko » : d’abord au pluriel, « baskoak » (les Basques) dans son avant-dernier poème, Kontrapas, et au singulier, « basko oro » (tout Basque) dans le dernier, Sautrela. Mais il n’a pas été suivi.
Victor Hugo, lors de son voyage dans les Pyrénées, a bien saisi la primauté absolue de l’euskara dans l’identité euskarienne : « La langue basque est une patrie, j’ai presque dit une religion. »
D’autres voyageurs romantiques, moins perspicaces, ont cru trouver ici le « bon sauvage » de Jean-Jacques Rousseau, et ils en ont fait une race. Il est vrai qu’au XIXème siècle, l’on utilisait largement ce mot pour désigner toute population, surtout si elle semblait tant soit peu particulière !. Par exemple, Jules Ferry professait ce racisme innocent d’avant le nazisme en disant que « Les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures. » Il justifiait ainsi sa politique de conquête et de colonisation, notamment en Indochine, à Madagascar, en Tunisie, au Congo.
Chez nous Sabino Arana Goiri partageait ce racisme naïf, et on nous le reproche assez, en oubliant comme il se doit Jules Ferry. Au moins le racisme de Sabino se tournait-il contre d’autres blancs, les Espagnols, occupants du Pays Basque. Il défendait au contraire les colonisés dans leurs luttes de libération nationale, par exemple à Cuba, ce qui lui valut un séjour en prison. Le concept romantique de race basque a reçu par la suite l’aval supposé de la science grâce à la présence massive du sang 0, rhésus négatif, dans nos veines. Mais cette particularité n’est pas propre à notre peuple, elle existe aussi dans d’autres populations des extrémités occidentales de l’Europe ; elle s’explique par la consanguinité.
Aujourd’hui les savants biologistes nous disent qu’il n’y a pas de race basque. Tant mieux, et l’on revient à l’essentiel, c’est-à-dire à la langue. On ne la subit pas comme le sang reçu des géniteurs, on l’apprend, si possible librement.
Certes pour l’opinion française dominante, la langue n’a pas d’importance, sauf s’il s’agit du français, langue universelle d’après Rivarol et Zola. Or toute langue est essentielle, car elle ne sert pas seulement à communiquer, mais d’abord à penser : selon le philosophe Platon, nous pensons avec des mots. Même la technologie passe par la langue. Supprimer une langue, c’est tuer une façon de penser, c’est effacer une culture vivante. Notre peuple veut vivre en basque aussi, et même d’abord : si par malheur il perdait sa langue, il cesserait d’exister. Les non bascophones aussi nagent dans cette mer basque en compagnie des bascophones, mais si l’eau disparaît il n’y a plus de poisson.
Au Pays Basque des sept « provinces » et même largement au delà, le paysage parle basque : chaque plante, animal, rocher, bosquet, sentier, chemin, route, virage, bifurcation, carrefour, accident de terrain, monticule, sommet, versant, vallon, ruisseau, gué, pont, lopin de terre, maison, quartier, hameau, village, église, cimetière porte un nom basque.
Pourquoi voudrait-on, comment pourrait- on les faire taire et nous arracher la langue ? Nous avons décidé de résister à cette mutilation, et c’est le point de départ de notre lutte abertzale, à laquelle peuvent adhérer, ainsi qu’à ladite langue, tous ceux et toutes celles qui le veulent bien, quelle que soit leur origine. Là comme partout ailleurs, le dernier mot doit revenir à la conscience, à l’esprit.
Mèsi, man pa te okouran le dènye pawòl. Sa te pou rive jik la.
Lire la suite
Quoique.
Menm si yo pa li Fondas Kreyol, yo pa kouyon. Ki mannyè yo ka di:
Lire la suite
Man pa kwè ni anlo moun ka li FONDAS KREYOL. Arété rakonté KOUYONNAD ! Lire la suite
Pourquoi le mot "présumé" du titre est-il entre guillemets ? Lire la suite
Pétet pas yo vini malen, afòs li Fondas Kreyol lanne passe.
Lire la suite
Tu mériterais qu'on t'arrache ta gueule d'Oncle Tom et de négro aliéné. Lire la suite
Exactement le même phénomène que je décrivais il ya qq commentaires de celà: par peur dêtre trait Lire la suite
...ce général noir saoudien a fait COMMENT pour naitre puisque ses parents étaient tous castrés ? Lire la suite
Bilal ,le premier muezzin de l'histoire était un Nègre ESCLAVE ,notons-le ,au 7ème siècle donc pr Lire la suite
...Bilal ?
Lire la suite