Foot : il manquait le 12è homme ou l'équipe des Matininos vaincue par le patronalisme

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          Pour ceux qui ne s'intéressent pas au footbal, l'expression "12è homme" signifie..."le public", autrement dit les supporters.

          Il a grandement fait défaut à l'équipe "nationale" de la Martinique, les Matininos, lors du match contre l'équipe du Salvador le....Le stade était quasiment vide. Pourtant des joueurs martiniquais du championnat professionnel français avaient rejoint les Matininos à cette occasion, la plupart de Ligue 2 mais avec au moins l'un d'eux évoluant en Ligue 1. Or, la sélection martiniquaise jouait gros ce soir-là. Très gros ! Elle devait absolument vaincre l'équipe nationale du Salvador pour éviter d'être reléguée en Ligue B du championnat des nations caribéennes organisé par la CONCACAF.

          Or, elle ne fit que match nul : 1-1. 

          Au-delà du sport une question se pose : tous ceux qui parlent à longueur de journée de "Nation martiniquaise" se rendent-ils compte que cette expression est vide de sens ? Car si elle en avait un des associations, des municipalités, la CTM etc...auraient affrété des autobus gratuits pour emmener des jeunes assister au match contre le Salvador. L'équipe de la Martinique aurait alors été soutenue, encouragée par le...12è homme ! 

          La cause principale d'un tel désintérêt porte un nom : le communalisme ou le fête-patronalisme. 

          Autrement dit, il n'y a pas de "Nation martiniquaise" mais des communes farouchement atachées à leurs minuscules particularités. Quand leur équipe locale dispute un match, il y a du monde, des supporters, des tambours ! Mais quand ce sont les Matininos : 0. Nos maires__toutes tendances politiques confondues__renforcent ce "communalisme" au détriment d'une conscience nationale martiniquaise. Leur arme favorite ? La fête patronale. Grâce à Facebook, entre autres réseaux sociaux, nos maires exhibent de belles photos des parades d'associations communales précédées des corps constitués élus,  des gendarmes et pompiers, des sous-préfet etc..., tout cela à grand renfort "d'animations musicales". 

         Ce fête-patronalisme, ce tribalisme créole, cousin de son alter ego africain, est dix fois plus condamnable que ce dernier vu que la Martinique est un territoire minuscule...

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