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5000 marins américains à quai, c’est OK pour Pattaya.
Jusqu'au 6 septembre, le porte-avions géant USS Abraham Lincoln mouille à Laem Chabang, port industriel jouxtant la célébrissime rade de la station balnéaire.
Manne juteuse en vue. Une pluie de dollars évaluée potentiellement à 15 millions de bath.
Précision immédiate.
Contrairement à certaines infos erronées en libre circulation sur les réseaux asociaux, les US Marines ne sont pas totalement privés d’accès à la faune locale dont le modus operandi est essentiellement nocturne.
Celle dont les oeuvres sociales se déroulent entre le crépuscule et les heures indues précédant l’aube et sa rosée attendrissante.
En résumé express, ce n’est pas No Girls, point à la ligne.
C’est No Girls seulement dans une " restricted area " , une zone interdite comprenant les Soi 6 et 7 ( soi, prononcer so-i, rues en thaï ) de la station balnéaire actuellement en surchauffe.
Sur la justification d’un tel contingentement urbain, les observateurs se perdent en conjectures. Car, en cherchant bien, de fille en aiguille, on voit qu’il est admis d'aller titiller les nymphettes de Walking Street.
Avec toutefois une restriction, même dans ce cas précis autorisé par Washington.
Interruption de toute réjouissance, en particulier des joop joop tarifés ( prononcer djoup djoup, bisous en thaï ) pile poil à 2H du matin.
Horaire impératif.
Retour à bord sans attendre la conclusion du " happy ending " tant attendu et qui ne surviendra peut-être jamais. Objectif avoué: dodo de tous les costauds à biceps rebondis dans des draps homologués MAKE AMERICA GREAT AGAIN. Toutes ces directives sont édictées par le haut commandement de la flotte américaine. Pas par les autorités thaïlandaises.
Occasion de souligner que les ordres en interne à l'US NAVY sont draconiens quand les matelots descendent à terre se dégourdir les jarrets, décrasser un organisme passablement rouillé après une longue exposition à l'air iodé et vidanger la tuyauterie à coup de rasades locales. Ici, il est question de bière Leo, Singha ou Chang.
Rééquilibrer les flux internes dans chaque métabolisme est une priorité. Résultat définitif de ces consignes: les boys resteront sur leur faim (de loup...de mer ) et les bar girls auront plus de mal à boucler la fin du mois. Car, ces virées mettent en lumière un aspect délibérément ignoré par la plupart des commentateurs. Le règlement drastique en vigueur dans l’armée des Etats-Unis s’avère sélectif de façon incompréhensible et surtout discriminatoire à l'égard des bar girls de Pattaya.
Celles qui logent Walking Street peuvent renflouer leur compte en banque en essorrant les marins en panne de conquêtes féminines depuis 270 jours. En les rinçant pécuniairement contre menues gratifications siamoises. En revanche, les sylphides des soi 6 and 7 peuvent tirer la langue dans l'attente d'improbables navigateurs.
Faute d’uniformes 50 fois etoilés, de charmantes poupées vont s’étioler.
Condamnées, en tout cas soi 6, à rester juchées en rang d'oignons sur des tabourets longilignes. Pianotant de leurs dix doigts manucurés sur le clavier de leur plus fidèle compagnon, un phone dernier cri financé par les râles exténués de leurs soupirants venus des cinq continents.
Volià une injustice flagrante.
Affaires faramineuses pour les unes. Racler les fonds de tiroir pour les autres. La méga aubaine ici. La grosse déveine à côté. C’est très ingrat.
Toutes les sylphides aux yeux en amande et peau de satin s’étaient donné la peine, en intellectuelles accomplies, de réviser leur anglais avant le grand débarquement.
Fines guêpes, elles savaient que sur les flots, les super moussaillons avaient probablement aperçu de mythiques sirènes. Multipliant les ronds dans l'eau à proximité du détroit d'Ormuz, pour les attirer à eux. En vain. Il leur était proscrit de les remonter dans leurs filets.
C'est dire aujourd’hui leurs besoin d’épisodes tactiles en dehors du milieu endogène d’un porte-avions.
Ne s’agit-il pas d’hommes de chair et d'os? De sang et de fluides.
Situation idéale pour que les costauds de l'US NAVY se transforment en zigotos égrillards dans le périmètre rouge ( red district ) d’une ville à la réputation mondialement sulfureuse.
En prévision du déluge bienfaiteur, les nymphettes avaient ressorti leurs manuels datant de l’époque épique où les GI revenaient du front au Viet-Nam et débarquaient par régiments entiers en Thaïlande, histoire de se détendre après tant d’offensives meurtrières dans les jungles d’Indochine.
Dans les livres d’anglais recouverts par la poussière de l’oubli, l’une des phrases fétiches était " My tailor is rich ". " Mon tailleur est riche ".
Pour la circonstance, elles ont changé " taylor " par " sailor ", marin en anglais. " Mon marin est riche ".
De fait, ces derniers n’ont en pratique aucune dépense à effectuer pendant leur mission. Tout leur budget disponible ou presque, forcément considérable, est prévu pour agrémenter de trop rares escales. En vis-à-vis, les hôtesses d’estaminets délurés n’ont pas lésiné sur les efforts pour accueillir ces nuées de gaillards pleins aux as.
Tout faire pour les éblouir, les éberluer, les subjuguer. Sacrée panoplie.
En échange, quand ces clients d’exception mordent à l’hamecon, elles peuvent se targuer d’avoir harponné de gros poissons venus de loin. D’Amérique. Pas un vulgaire menu fretin originaire de puissances secondaires. Le prestige accolé aux Etats Unis impressionnent toujours les demoiselles venues d'Isaan. Là où elles côtoient non pas un gigantesque bâtiment à propulsion nucléaire mais plutôt les pittoresques engins mécanisés affectés aux travaux en rizières, les " rot iten " (rote itène ) ou " rot taina " (rote taïna ) pétaradants appelés familièrement Kubota ( Koubota ).
Les perdants de cette saga pourraient bien être les représentants de l'Oncle Sam.
Car, de l'avis de tous les Roméos bourlingueurs qui ont trainé leur guêtres ( ou ce qu'il en reste ) à Pattaya, l'expertise des naïades de Soi 6 en papouilles, guili guili et caresses orientales surclasse de beaucoup la science corporelle de leurs féminologues de Walking Street.
Economiquement parlant, ce que fait le commandement de l'USS Abraham Lincoln est plus grave qu'un coup porté en dessous de la ceinture. C'est un tir sous la ligne de flottaison.
Pas fair play pour les lascars à pompons gorgés de testostérone.
Patrick Chesneau
Images IA: Thailand News
C'est ce que suggère la comparaison absolument abjecte de Albè (voir commentaire précédent intitu Lire la suite
Tu ne sauras pas que c'est moi puisque ce sera le hasard.Pour que tu soies sûr que ce soit moi ,i Lire la suite
Mettre SUR LE MEME PLAN ce que Yeg-Yug-Troyag-Jean-Nemar appelle la "négrophobie maghrébine" et l Lire la suite
Je suis au contraire fier de participer en la dénonçant à la lutte contre la négrophobie maghrébi Lire la suite
En quoi le fait que mes arrières-grands-parents aient été transbordés en Amérique abolit -il l'ex Lire la suite
Cet article aurait dû préciser que l'Europe est LE SEUL CONTINENT où n'a été rédigé AUCUN texte s Lire la suite
...ne serait-ce que 10.000 Africains déportés aux Amériques que ça aurait été monstrueux, espèce Lire la suite
Les "100 millIons de Noirs qui vivent aujourd'hui dans les Amériques" n'y ont pas été "emmen Lire la suite
La Thailande est connue pour l'ampleur du tourisme sexuel qui s'y déroule et ce depuis des décenn Lire la suite
...vivent aujourd'hui dans les trois Amériques, ils y ont été emmenés par QUI et surtout POUR QUO Lire la suite