Depuis l'annonce de la signature aujourd’hui de l'Accord-cadre entre l'État et la Collectivité Territoriale de Martinique, certains tentent de faire croire aux Martiniquaises et aux Martiniquais qu'une prétendue autonomie leur serait imposée dans leur dos.
Cette affirmation est tout simplement inexacte.
L'accord signé n'instaure aucun nouveau statut. Il ouvre une négociation. Et surtout, conformément à l'article 72-4 de la Constitution, aucune évolution institutionnelle ne pourra entrer en vigueur sans que le peuple martiniquais soit appelé à se prononcer souverainement.
Les faits sont têtus.
Depuis plusieurs années, le Congrès des élus, réunissant des responsables politiques d'horizons très différents, a engagé une réflexion approfondie sur les moyens de donner à la Martinique les outils juridiques nécessaires à son développement. Les résolutions adoptées l'ont été dans un très large consensus démocratique.
Pourquoi cette réflexion ?
Parce que chacun constate les limites d'un système institutionnel qui ne permet plus de répondre efficacement aux défis du développement économique, de la vie chère, de la souveraineté alimentaire, de la transition énergétique, du vieillissement démographique ou encore de l'emploi des jeunes.
Refuser même d'en débattre reviendrait à considérer que tout va bien. Or chacun sait qu'il n'en est rien.
Depuis toujours, les grandes avancées de notre pays ont rencontré les mêmes résistances. Hier, certains combattaient l’égalité des droits et la départementalisation portées par Aimé Césaire. Plus tard, d'autres dénonçaient l’idée d’une conscience collective martiniquaise et la création de la Collectivité Territoriale de Martinique impulsées par Alfred Marie-Jeanne. Aujourd'hui encore, les mêmes peurs sont agitées pour empêcher toute évolution.
Pour ma part, je demeure fidèle à une ligne constante. Dès 2016 en qualité de Conseiller exécutif, puis devant le Congrès des élus en 2022, j'ai défendu la nécessité de doter la Martinique d'un véritable pouvoir normatif autonome, législatif, réglementaire et fiscal, lui permettant d'adapter ses politiques publiques à ses réalités, tout en demeurant pleinement dans la République française et dans le respect des compétences régaliennes de l'État.
Il ne s'agit ni d'une aventure, ni d'un saut dans l'inconnu.
Il s'agit d'un acte de confiance envers notre peuple.
Je fais confiance à l'intelligence des Martiniquaises et des Martiniquais. Ils ne se laisseront ni intimider par les prophètes de malheur, ni détourner par les caricatures. Le temps des slogans doit céder la place au temps de la responsabilité et à une véritable concorde martiniquaise.
Car un peuple ne construit jamais son avenir avec la peur.
Il le construit avec de la lucidité, du courage, de l'audace et de l'espérance.
Martinique, le 1er juillet 2026
Louis BOUTRIN
Conseiller territorial de Martinique
...j’ai juste pratiqué une IRONIE un peu appuyée, mais pas de l’insulte ni de l’injure. Lire la suite
Oui, cela demande de bosser pour passer un concours en Lettres, Sciences humaines ou en Droit ! Lire la suite
Selon certain commentaire consécutif à cet article , il parait qu'il faut "bosser comme un dingue Lire la suite
...il est très facile rétrospectivement de les "condamner" (et la loi du 19/3/1946). Lire la suite
Gobineau et Hitler étaient des Européens à la peau claire , de religion chrétienne et de culture Lire la suite
Scientifiquement l'expression "race blanche" n'a aucun fondement ! Lire la suite
...de le soutenir dans un procès contre la racisme, peut-être qu’il comprendra. Lire la suite
c'est dans votre commentaire que vous évoquez "une revanche"; je reprends simplement vos termes.< Lire la suite
Non , Gobineau et Hitler étaients des Européens de race blanche et de religion chrétienne.Et ça , Lire la suite
...mais les "Negs" n'en ont rien à cirer du créole, hélas !
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