Depuis le mardi 19 septembre, les députés peuvent parler basque, catalan ou galicien au sein du Parlement espagnol. Une petite révolution, pas si symbolique que ça. Une concession du Premier ministre Pedro Sanchez aux régionalistes pour obtenir leur soutien et rester en place.
C’est un honneur pour moi, fils d’Andalous, d’être le premier à faire ici un discours entièrement en catalan. Plus habitué aux coups médiatiques qu’aux confidences intimes, Gabriel Rufian, porte-parole de la gauche indépendantiste catalane (ERC), est ému.
En plus du castillan, toutes les langues co-officielles de l’Espagne (basque, catalan et galicien), jusqu’ici uniquement utilisées dans leurs régions respectives, peuvent désormais être parlées au Parlement national. En revanche, la traduction simultanée est uniquement proposée en castillan. Il s’agit tout de même d’un accord historique selon l’élu indépendantiste.
Une manœuvre politique derrière cette avancée linguistique
Un accord avec le gouvernement sortant que nul n’avait pourtant évoqué lors de la campagne électorale. La nécessité fait loi , constate Sergio de Maya, professeur en sciences politiques à l’Université Pompeu Fabra de Barcelone. Pour espérer être à nouveau investi Premier ministre après des élections législatives très serrées, le socialiste Pedro Sanchez (PSOE) a besoin du soutien des régionalistes et leur a donc fait cette première concession.
Le PSOE espère du même coup positionner l’Espagne sur la scène internationale comme un pays favorisant la diversité , poursuit le politologue. Ne pas pouvoir s’exprimer au Parlement dans sa langue natale, pourtant reconnue par la Constitution espagnole, faisait figure d’anomalie, voire d’injustice pour les défenseurs de la pluralité linguistique. C’est une mesure symbolique, mais elle va normaliser l’utilisation de nos langues et favoriser la tolérance , espère Oscar-Adria Ibanez, depuis la Plateforme pour la langue catalane. Selon l’Institut national des statistiques espagnol (INE), il y a 9,1 millions de personnes parlant le catalan, 2,6 millions le galicien et 1,1 million le basque.
La droite dénonce un coup politique
Pour les adeptes du centralisme espagnol, la pilule passe mal. Lors de la première session multilingue, les députés de l’extrême droite de Vox ont quitté l’hémicycle, tandis que le chef de la droite (PP), Alberto Nunez Feijoo, a taxé l’exercice de karaoké .
Mais tous dénoncent surtout ce qu’ils pensent être le coup d’après des socialistes : blanchir tous les responsables du référendum d’autodétermination illégal de 2017 en Catalogne. Dimanche 24 septembre, plus de 40 000 personnes se sont rassemblées à Madrid pour manifester contre cette amnistie promise. Mais des indépendantistes catalans d’ERC ont affirmé lundi qu’un accord existe sur cette question avec Pedro Sanchez.
Le chef de la droite ne pouvant pas obtenir l’investiture cette semaine, faute de majorité, Pedro Sanchez va disposer deux mois pour obtenir les soutiens nécessaires, notamment chez les indépendantistes basques et catalans. Sans quoi de nouvelles élections seront automatiquement convoquées.
Mèsi, man pa te okouran le dènye pawòl. Sa te pou rive jik la.
Lire la suite
Quoique.
Menm si yo pa li Fondas Kreyol, yo pa kouyon. Ki mannyè yo ka di:
Lire la suite
Man pa kwè ni anlo moun ka li FONDAS KREYOL. Arété rakonté KOUYONNAD ! Lire la suite
Pourquoi le mot "présumé" du titre est-il entre guillemets ? Lire la suite
Pétet pas yo vini malen, afòs li Fondas Kreyol lanne passe.
Lire la suite
Tu mériterais qu'on t'arrache ta gueule d'Oncle Tom et de négro aliéné. Lire la suite
Exactement le même phénomène que je décrivais il ya qq commentaires de celà: par peur dêtre trait Lire la suite
...ce général noir saoudien a fait COMMENT pour naitre puisque ses parents étaient tous castrés ? Lire la suite
Bilal ,le premier muezzin de l'histoire était un Nègre ESCLAVE ,notons-le ,au 7ème siècle donc pr Lire la suite
...Bilal ?
Lire la suite