Esclavage : rembourser les millions d'heures de travail non-rémunéré et non s'excuser !

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      On a assisté ces derniers jours à une véritable mascarade dans la ville de Nantes. 

      Un descendant d'esclavagistes présente ses excuses !!! Descendant d’une famille d’armateurs négriers nantais, Pierre Guillon de Princé a publiquement présenté ses excuses pour ce que ses ancêtres esclavagistes ont fait au cours du XVIIIe siècle. Il a pris la parole ce samedi 18 avril 2026 à Nantes, à l’occasion de l’inauguration d’un Mât de la fraternité et de la mémoire, symbole de la mémoire de l’esclavage et de la lutte contre le racisme. 

      Ouais...

      On est donc toujours dans le pathos, la déploration, les bons sentiments. Or, la question des "réparations de l'esclavage" est d'une simplicité qu'on dirait biblique si la Bible n'avait pas contribué à asservir les Nègres. Très simple : les pays européens doivent rembourser les millions d'heures de travail non-rémunéré effectuées par les personnes réduites en esclavage pendant 3 siècles. Point à la ligne ! Car si on ne peut pas évaluer en termes monétaires les souffrances endurées (50 euros pour un coup de fouet ? 100 euros pour un viol ? 200 euros pour un supplice du tonneau ?), on peut parfaitement calculer le nombre d'heures de travail effectuées par les esclaves. Comment cela ? Très simple là encore : on dispose (notamment aux Archives d'Outremer d'Aix-en-Provence) des fameux Registres d'habitation sur lesquels étaient inscrits le nombre d'esclaves de chaque habitation, le nombre de jours de travail effectués, le tonnage de sucre de canne produit, les bénéfices engrangés par les planteurs, les négociants et les armateurs.

     A nos historiens, économistes et juristes de faire leur boulot ! 

     Les artistes, les écrivains, les plasticiens etc...ont déjà fait le leur depuis longtemps en évoquant les horreurs de l'esclavage. Ce filon que constituait le pathos est désormais épuisé. Il est temps de passer aux choses concrètes, à l'économique, au monétaire. On ne peut pas rembourser un viol, des coups de fouet, la séparation d'une mère et de son enfant, la perte de son nom, de ses croyances religieuses, de sa langue, mais on peut parfaitement rembourser une journée de travail. Et s'agissant de l'esclavage, ces heures se sont comptées par millions !

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