La République dominicaine porte encore les traces de la période coloniale, particulièrement en ce qui concerne l’usage, toujours actuel, d’un vocabulaire coloriste destiné à identifier et distinguer les personnes les unes par rapport aux autres. Ce riche vocabulaire est utilisé dans différents registres : sphère administrative mais aussi descriptions physiques des individus, interpellations, expressions langagières, etc. Dans de nombreux cas, les termes de couleur sont assortis de stéréotypes relatifs à l’identité sociale des individus, jugements qui interviennent parfois dans le déroulement des interactions. Cet article s’attache dans un premier temps à décrire le vocabulaire coloriste, ses « valeurs » et son lien avec la question haïtienne. Ensuite, il interroge les mécanismes de transmission et d’apprentissage des stéréotypes associés aux différents phénotypes à travers l’analyse de plusieurs médiateurs (termes d’adresse, injonctions sociales et bavardages, iconographie et scènes de la vie quotidienne) qui participent à la reproduction des catégories socio-raciales. Enfin, il se penche sur les stratégies sociales mises en œuvre pour occulter le stigmate de la couleur noire.
...d’accord. Vous dites que ces Arabes d’antan se sont "mélangés" aux peuples préexistant. Lire la suite
Les Espagnols et les Portugais ont quitté l'Amérique du Sud donc les habitants de cette région ne Lire la suite
...Le mot "race" est-il pertinent? NON. Lire la suite
...Mahomet dit : "L'arabe est une habitude de la langue et qui donc parle arabe est un Arabe". Lire la suite
...seulement sur le terme que j’ai utilisé pour parler du Maghreb. Lire la suite