Le créole n'est aucunement "pauvre en vocabulaire" comme le répètent à loisir les alphabétisés (en français) qui se prennent pour de grands savants parce que l'Internet leu a ouvert ce tout-à-l'ego que sont les réseaux dits sociaux et les blogs.
Il peut tout dire sauf en Science et en Technologie scientifique (mais en Technologie traditionnelle__forgerie, vannerie, poterie, pharmacopée etc...__il n'a aucun problème).
Ainsi le créole peut parfaitement dire :
. intrépide : briskan.
. balourd : lous-mamé.
. calendes grecques : lanné-kannel.
. combatif : bektan.
. intellectuel : grangrek.
. versatile : palayi-palaya.
. crépuscule : ladadijou.
. nénuphar : chapo-dlo.
. ravissant : bidjoul.
. pourrir la vie : terbolizé.
Etc...Etc...
Persuadés pour certains que leur ancêtre est Vercingétorix, pour d'autres Toutankhamon, les moins de 60 ans en sont venus à ne plus connaitre la seule langue que leurs ascendants ont parlé pendant 3 siècles et se complaisent dans une sorte de charabia ou de baragouin. Ou de manjé-kochon linguistique.
IL FAUT DIRE STOP A CE PHENOMENE MORTIFERE.
Le mot qui nous intéressera dans le présent article est "hautain". On entend fréquemment :
Pli souvan ki rarman frè'w la ka gadé mwen an manniè hoten = ton frère me regarde le plus souvent d'un air hautain.
Or, il existe bel et bien un mot en créole pour exprimer cette idée : wototo (/hototo).
Ce qui donne par exemple :
Poutji boug-tala ni an manniè wototo kon sa ? = Pourquoi ce type a-t-il un air aussi hautain ?
Comme toujours, on se demandera d'où provient tel mot. S'il n'est pas kalinago (caraïbe) ? Ou alors africain (éwé, fon, wolof etc...), français (normand, poitevin, vendéen etc.), tamoul, chinois ou arabe syro-libanais. Bref d'une des nombreuses langues qui ont cohabité dans nos îles antillaises à un moment ou un autre de notre histoire. Or, la quête ne donne rien. On est donc obligé de se rabattre sur l'iée d'une pure création, d'une création intrinsèque du créole. Car le créole n'a pas fait qu'emprunter à ses langues-mères, il en a créé lui aussi de son propre chef.
On peut supposer qu'il est parti du mot français "haut" et qu'en utilisant le procédé d'harmonie vocalique propre à certaines langues africaines, il a créé hototo/wototo. Ce procédé consiste à utiliser les mêmes voyelles au sein d'un mot comme dans : "kalazaza", "tèbèdjè", "bèkèkè" ou encore "tototoblo". Mais ce n'est qu'une hypothèse car il n'y a pas de terrain plus friable, plus fragile, que celui de l'étymologie.
Prèmié moun ki rayi kò-yo sé Negdafrik pis lang akan pa lang ofisiel pies péyi afritjen. Lire la suite
Sa dwet vre,
menm si man pa dakò di ki sa ki rete suiv mouvman-an se ipokrit.
...pa ka anni batjé adan mouvman lari-a (RPPRAC) menmsi sé pa yo ka mennen'y ? Lire la suite
Sé pa pawol matinitjé ki la kidonk man pé pa réponn ou ! Lire la suite
Mèsi, man pa te okouran le dènye pawòl. Sa te pou rive jik la.
Lire la suite
Quoique.
Menm si yo pa li Fondas Kreyol, yo pa kouyon. Ki mannyè yo ka di:
Lire la suite
Man pa kwè ni anlo moun ka li FONDAS KREYOL. Arété rakonté KOUYONNAD ! Lire la suite
Pourquoi le mot "présumé" du titre est-il entre guillemets ? Lire la suite
Pétet pas yo vini malen, afòs li Fondas Kreyol lanne passe.
Lire la suite
Tu mériterais qu'on t'arrache ta gueule d'Oncle Tom et de négro aliéné. Lire la suite